‹ Silves et rimes légèresChapitre 225 sur 244 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Il arrive un moment où pâlit la verdure, Où l'artiste lui-même a le doigt affaibli, Puis, il ne peut plus rien ravir à la nature; Son livre est rempli.

En vain, devant ses yeux, phénomènes de grâce, A la lèvre de pourpre, au regard amolli, Plus d'un groupe charmant encor passe et repasse, Le livre est rempli.

Quand livre et cœur sont pleins, le grand souci du vivre N'est plus que de se voir sans tache enseveli Et que Dieu comme l'art dise en fermant le livre : Il fut bien rempli.

Parcours les pays ; le plaisir de la vie est dans le mouvement.

L'eau qui dort se corrompt, tandis que l'eau qui coule en liberté devient pure et limpide.

Poésie arabe.

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