‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 100 sur 232 · Stubbs, II · texte numérisé non relu

Stubbs, II

6. « Provisum est de consilio nostro ». Stubbs, Sel. ch,, 370.

devant lui « les citoyens, bourgeois, tenanciers libres, paysans et autres de quinze à soixante ans, et leur faire jurer de se munir d'armes [jurare ad arma) y selon la quantité qu'ils possédaient de terres et de biens meubles » . Eux seuls devaient posséder des armes, et ils étaient tenus de faire le guet pondant toute la nuit, d'arrêter les suspects et les malfaiteurs, pour les remettre ensuite aux mains du shériff. L'année suivante Henri III manda aux shériffs (juillet 1253) d'assembler en leur présence : tous les chevaliers et libres tenanciers du comté, le prévôt et quatre hommes de chaque village, douze loyaux bourgeois de chaque bourg ou cité, enfin tous ceux qui avaient juré ou qui devaient jurer de prendre les armes et de faire le guet*.

Cette ordonnance, qui est avant tout une mesure de police, touche aussi de très près à l'organisation de la milice, dont le shériff était le chef. Dans chaque comté, en effet, la force armée comprenait trois catégories de combattants : V Les vassaux du roi invités par lettre individuelle à prendre les armes quand on avait besoin d'eux, et à venir rejoindre le roi avec un certain nombre de leurs vassaux ar* mes (c'était la cavalerie féodale) ; 2** les petits tenanciers ou gens de pied; 3"" l'ensemble des tenanciers libres qui étaient jurati ad arma. Ces deux dernières catégories de troupes étaient sous l'autorité directe et exclusive du shériff, qui garda cette autorité pendant tout le xiii* siècle ; mais c'était dans la cour du comté que le shériff publiait tous les ordres nécessaires pour la réunion des troupes*.

En ce qui concerne les finances, le shériff était, onl'a vu, l'agent principal chargé de recueillir les revenus du roi, de solder toutes les dépenses nécessaires pour l'administration du comté; il devait aller au moins une fois l'an présenter ses comptes et verser le revenant-bon de ses recettes à l'Échiquier®. Les cours de comté jouaient aussi leur

{. Paris, VI, 256.

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