Will. de Heminghurghj ï
4. Il paraît que, peu après, Simon t feist peis a monseignur W. de Valance, de contanz qui estoent antre eus avant que la Purveance d'Angleterre fust fête, et ne mie de choses que a la comune porveance apartenist, si cum il apiert par un escrit oui fu fet de celé peis, ou saeus de prodes homes pandent. • App. n« d7.
net tout subside, tant que le roi ne leur aurait pas donné de sérieuses garanties*. Résigné à tout subir, puisqu^il ne pouvait rien empêcher, Henri III promit de supprimer les abus, et chargea une commission de vingt-quatre membres (celle que R. Bigod avait demandée) d'élaborer un plan de réformes qui serait soumis à la prochaine session du Parlement (2 mai)*.
Le parti royaliste avait cinq semaines devant lui ; par ses intrigues, il s'efforça d'entraver l'œuvre entreprise par la commission des réformes. A la tête de la réaction, se signala un personnage que Ton connaît déjà, cet Aimar de Valence, évêque indigne d'un des diocèses les plus riches et les plus vénérés de l'Angleterre. Mais plus les obstacles étaient grands, plus les barons montrèrent de persévérance et redoublèrent de précautions : sous prétexte de se préparer à la guerre galloise, ils firent prendre les armes à leurs vassaux et, cette fois encore, c'est au milieu d'un menaçant appareil militaire que s'ouvrit, le 11 juin 1258, la célèbre session connue sous le nom de Parlement d'Oxford^
Comme on l'a vu, le Parlement n'avait pas l'initiative des lois; il n'avait qu'à présenter des vœux. Aussi, de même que la Grande Charte avait été précédée d'une requête au roi*, les grands commencèrent-ils, en 1258, par rédiger une pétition. Ils demandaient des réformes dans le droit civil (mariage et droit d'aînesse, garde et tutelle, reliefs et échoites), dans la législation correctionnelle et criminelle, dans l'administration de la justice arbitrairement