‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 139 sur 232 · Annales de Dunstable, p · texte numérisé non relu

Annales de Dunstable, p

4. Voyez la lettre du 15 février 1263, où Jean de Chishull et Imbert de Montferrand exposent à Henri III le résultat de leurs démarches auprès de Simon et de la reine Marguerite, dans Shirley, II. 242, ot dans Rymer. Ils rapportent ce gue leur a dit Louis IX, d'une entrevue qu'il a eue avec le comte de Leicester : Simon reconnaissait les bonnes intentions du roi; mais il accusait certaines gens du conseil d'empêcher toute paix, et priait le roi de ne plus s^occuper de rien pour le moment,

noncer au roi les dangereuses menées de Simon de Montfort ^ Les armes seules pouvaient trancher une situation aussi compliquée.

Cependant les barons d'Angleterre avaient mis à profit le long séjour de Henri III sur le continent pour réorganiser leurs forces. Quand la saison fut redevenue propice aux opérations militaires, ils rentrèrent en campagne. Leur premier soin fut de rappeler Simon qui revint en Angleterre vers la fin d'avril 1263 •, et qui reprit aussitôt la direction de son parti.

Le 20 mai 1263, tandis qu'un chapitre général des Domicains s'assemblait à Londres, un grand nombre de barons se réunirent aussi dans la même ville \ Là Simon de Montfort et beaucoup^ d'autres « murmurèrent contre le roi, la reine, le prince Edouard » , disant « qu'ils seraient parjures s'ils n'observaient les Provisions d'Oxford » * ; ils annoncèrent qu'ils tiendraient pour ennemis mortels tous ceux qui se déclareraient contre elles, et reformèrent les ligues qui, une fois déjà, leur avaient donné la victoire. Comme ils avaient compté un moment, en 1260, dans leurs rangs le prince Edouard, en 1263 ils réussirent à rattacher à leur parti le fils du roi de Germanie, Henri, tandis que Richard de Cornouailles lui-même, à la tête d'une armée, essayait de ménager un accord entre eux et les royalistes. Bon nombre de jeunes seigneurs embrassèrent la cause de Simon de Montfort* ; la plus importante de ces recrues était le nouveau comte de Gloucester. Suivant l'exemple de son père, qui venait de mourir, Gilbert de Clare devait être d'abord un des plus chauds partisans de Simon de Montfort, puis l'abandonner et le précipiter dans l'abîme. Dans

1. Voy. la lettre d'Henri III à saint Louis, le 18 janvier 1263 : c ... presertim cum idem cornes nos et regnum nostram adeo turbayerit, quod idem regnum diu sustinuit et adhuc sustinet non modicum detrimentum. » Shiriey, II, 234.

2. Annales de Dunstable, p. 221. Les Annales de Wykes disent à la fin de mai, p. 133, 135. — Cf. Shirley, II, 244.

3. Cette coïncidence était-elle fortuite ou préméditée? On ne le saurait dire.

4. Annales de Wykes, p. 133. Les Annales de Dunstable disent, à tort évidemment, oue ce « Parlement v eut lieu à Oxford. Elles v font même paraître Richard, roi de Germanie, à côté de Simon de Montfort et de Gilbert de Clare ! P. 222.

Page 1