Rishanger, loc. cit, ; Annales de Dunstable, loc, cit
6. Est-ce à ce Parlement de Londres que se rapporte un passage curieux des Grandes Chroniques de Saint-Denis (éd. P. Paris, IV, 380) ? On y discuta sur le droit d'aînesse. Ce droit, rigoureusement appliqué
Gilbert de Clare s'y étaient déjà querellés'! Puis le roi, Simon de Montfort et beaucoup de leurs partisans se rendirent à Boulogne-sur-Mer où saint Louis tenta, mais vainementy de les réconcilier*. Ils étaient tous revenus en Angleterre pour la fête de la Saint-Edouard'. La reine d'Angleterre était restée en France * pour tâcher de décider Louis IX ou son frère le comte de Poitiers à venir au secoiu^ de Henri III. Un moment on craignit que l'Angleterre ne fût envahie par les Français comme en 1216*; mais Alfonse était trop politique et saint Louis trop honnête pour se jeter dans cette aventure , et la reine Aliénor, malgré tout l'appui que lui donna sa sœur, la reine de France, ne put obtenir que de vaines promesses •.
Cependant les fêtes de la Saint-Edouard étaient célébrées à Londres (13 octobre) avec un éclat inaccoutumé ; beaucoup de barons y prirent part; des bourgeois de Londres, des Gallois armés y assistèrent \ Dans cette multitude, composée des éléments les plus divers, le roi, encouragé par l'attitude énergique de son fils aîné, retrouva de nombreux auxiliaires; les pourparlers entamés avec Simon pour la revision des statuts d'Oxford ne purent aboutir*.
en Angleterre, forçait, disent ces chroniaues, les cadets à chercher fortune ailleurs; c'est ainsi que bon nombre d'entre eux allaient en France où la vie était plus douce; un chevalier demanda c que le partage entre les fils fût autorisé, comme en France ». Le roi se montra favorable à cette proposition; Simon de même; mais, ajoutent les chroniques, dont te récit devient alors très confus, il déclara qu'il tiendrait le serment qu'il avait prêté à la constitution d'Oxford. Ce passage, intéressant pour l'histoire du droit, n'a pas échappé à la sagacité de M. Paul Viollet, qui l'a relevé dans son Précis de Vhistoire du droit ftançais^ K*^ fasc., p. 225. Où les Grandet Chroniques l'ont-elles pris?
1. Chronique de Londres (Camden Soc), p. 59. Les Annales de Wykes accusent ici l'orgueil, 1' ■ improbitas » de Simon, p. 137.