Annales de Walerley, p
4. Annales de Wykes, p. 171. Une partie des dates est fournie par le compte de Thôtel d'Aliénor.
5. Annales d'Osney, p. 168. Cf. la Chron. de Battle (Appendice).
Ch. B^mont. Simon de Montfort, 16
mëe, était chargé d'opérer un mouvement tournant et de prendre Tennemi par derrière. Le combat fut court, mais acharné; on se battait, d'un côté avec l'héroïsme du désespoir, de l'autre, avec le désir furieux de la vengeance. Avec des injures, aux cris de « Traître! rends-toi, traître ! » ^ les Royalistes chargent l'opiniâtre défenseur des hbertés anglaises, qu'entourent ses fils, Henri et Gui, ses derniers et plus fidèles amis, Pierre de Montfort et le Justicier d'Angleterre, Hugues Despenser. Simon résiste bravement; à plusieurs reprises, il perce, avec son fils Henri, la première ligne des assaillants. Son cheval est tué sous lui; il continue de se battre à pied. Mais enfin, enveloppé de toutes parts, il tombe percé de coups. Son cadavre est dépouillé et odieusement mutilé : on lui coupe la tête, les membres, et l'on abandonne le tronc aux bêtes. Les moines d'Evesham vinrent après la bataille ensevelir honorablement ces tristes restes. La plupart des compagnons du chef vaincu subirent le même sort; le vainqueur ne fit pas de quartier. Henri de Montfort, qu'Edouard eût voulu sauver, tomba mort non loin de son père; Gui fut relevé couvert de blessures, et ne dut la vie qu'à son infortune ; les autres furent pour la plupart massacrés sans pitié*. Lewes était vengé, et un combat de quelques heures anéantissait le fruit de sept ans d'efforts.
1. Jean d'Oxenedes, p. 229 : a qui tam violenter et ignçminiose tractatus nunquam aliquid verbum locutus est, quamvis dicerent ei : traditor, redde te! non respondit, sed in ultiino spiritu constitutus, dixit Dieu merci! ^ et sic spiritum emisit. >
2. Annales de Wykes^ 172-175; d'Osney, 168-178. — Sur les mutilations du cadavre ae Simon, voy. Halliwell, préface à Tédition de la Chronique de Rishanger, p. xxxn, et les notes, page 142 :
Trancat et iade manus quidam miser atque prophannsi Atque pedes. Christo dace, mimdo fertur ab isto. Ut malti référant, comitis pudibunda talenint, Membraqiie sperserunt agns; post hoc, abienmt.
Osney : ■ nam caput eius amputabant, manus, pedes; et membra vîrilia, quod dictu norribile est, abscidebant. . . • p. 171. Cf. Chron. des maires de Londres, p. 76. On ose à peine citer le témoignage de la Chroniaue de Lanercost à propos de la mort de Simon, tant elle est pleine a^erreurs bizarres sur sa vie. Le récit de Primat est au contraire très intéressant, très exact, autant que sympathique au comte de Leicester. —Cf., à TAppendice, la Chronique de Battle : o atque sic cilicio proprio, quo carmen artius domuerat. ut dictum est, martyrisatur >.