Rot, pal., anno 49, m. i4, 13, 12 (4, 9, 28 juin
5. Rymer, 7 juin. Le dernier acte de l'administration de Simon qui soit transcrit sur le rôle des lettres patentes de l'année 1265 est daté de Monmouth, le 28 juin. Le premier acte qui suit immédiatement celui-là est du 8 août.
net par ce grave échec, en face d'un cours d'eau qui, à cet .endroit, est un véritable bras de mer, Simon de Montfort est obligé de rebrousser chemin, 11 s'enfonce dans le pays de Galles, achète au plus haut prix l'alliance offensive de Llewellyn*, et, avec son armée grossie de contingents gallois, il se rabat vers Hereford. Il trouve enfin un passage et franchit la Severn (2 août) *.
Simon de Montfort vient d'échapper à un péril imminent; il peut encore ramener la victoire à ses étendards. Que son fils cadet, Simon, rappelé du siège de Pevensey'*, se hâte d'accourir à son secours, l'ennemi peut être pris entre les deux troupes et battu ; mais le jeune Simon ne fait pas diligence. Parti de Tunbridge le 24 juin, il se dirige vers Londres où il était encore le 8 juillet, puis vers Winchester, qu'il perd son temps à piller (16 juillet), enfin vers Oxford; il était arrivé seulement le 31 à Kenilworth. C'était le soir; ses gens harassés s'endorment sans défiance, croyant l'ennemi loin encore ; au point du jour, ils sont attaqués à l'improviste par les royalistes que des espions ont avertis et conduisent ; ils se débandent sans opposer de sérieuse résistance . Leur chef imprudent, qui n'avait su profiter de la leçon de Northampton, réussit à s'échapper ; il se réfugie presque seul derrière les épaisses murailles et les fossés largement inondés de Kenilworth (1" août)*.
Le surlendemain de la bataille, le comte de Leicester arrive à son tour : le 3 août, il entre à Evesham. Là, sans doute il apprend la défaite de son fils, et, comprenant que tout est perdu, il résout de vendre chèrement sa vie. On a dit, en effet, qu'il aurait encore pu s'échapper, mais qu'il préféra « combattre et mourir pour la vérité »'. Il n'avait plus avec lui qu'une poignée d'hommes, épuisés par deux mois d'une pénible campagne. En face de lui, le prince Edouard avait rangé ses troupes dans la plaine voisine d'Evesham; Gilbert de Clare, avec l'autre partie de l'ar-
1. Rymer, 22 juin; cf. Annales de Waverley, p. 363; et la Chron. de Battle (Appendice).
2. Annales de Wykes, 162-171. Rishanger, Chronicon de Bellis, p. 43.