Annales de Waverley, p
5. Annales de Wykes, 181; d'Osney, p. 184; de Waverley, p. 368; de Dunstable, p. 240; de Worcester, p.*456.
Leicester avait données à Kenilworth, son fils promit de paraître devant le Conseil réorganisé par Henri IIP. Le lendemain en effet il vint avec un sauf-conduit à Northampton et consentit à quitter Tile d'Axholm avec ses partisans, à rendre Kenilworth, à se retirer pour toujours sur le continent, où il recevrait une maigre rente annuelle de 500 marcs sterlings (26 décembre)'.
Simon n'avait accepté ces conditions que pour obtenir sa liberté. Une fois arrivé à Londres, il s'enfuit à Winchelsea, qui tenait encore ; il brisait ainsi le traité de Northampton et se mettait lui-même hors la loi . Il ne devait plus mener désormais que l'existence agitée et peu intéressante d'un outlaw. Mais pour le moment sa fuite rouvrait les hostilités ; Kenilworth surtout, que Simon promettait de secourir, opposa aux Royalistes la plus longue et la plus énergique résistance. Pour bien montrer qu'il était décidé à se défendre jusqu'à la dernière extrémité, le gouverneur de la place, Henri de Hastings, eut la barbarie de faire couper la main du messager royal qui était venu le sommer de se rendre'. La garnison qu'il commandait comptait 1,200 hommes*; abritée derrière de fortes murailles, protégée par un lac qui entourait presque le château et en défendait l'approche, elle était presque invincible. Aussi le prince Edouard, ménager de la vie de ses hommes, se décida-t-il à convertir le siège de la place en blocus.
En attendant que la faim eût raison de cette résistance obstinée, le roi s'occupa de réformer l'État. Que devait-il rester des réformes inaugurées à Oxford et consacrées par le Grand Parlement de 1265? Quelle serait la condition légale des Déshérités 1 Au camp établi devant Kenilworth,
1 . • Et a teus choses tenir corne avant est contenu, ad le une partie e le autre fiante en la mayn frère Olyver de Eyn court, ke poer a ce out du légat sire Ottebon. E en tesmoignase de cestes choses ont sire Symon de M., sire Baudewin Wake, sire Adam de Everigeham, S. Jon de Eyvile, sire Richard de Vernon pur eus e tute lur compagnie selée la paj*tie de cest escript endentée, ke demeure vers la partie nostre sire le roy ; e mi sire Edward, le cunte de Seint-Polj le c. de Warenne, e mi sire Henri de Alemaine, unt fet seeler la partie de le escript ke demeure vers sire Symon e sa compagnie. > (Copie dans Clair., 1188, fol. 28).