Lettre du 27 février 1278, dans Rymer
5. Le 11 avril 1279, Edouard l^ lui répond : c G. de M. ad gratiam suam difficile admitti posse o. Rymer.
lui remettre le prisonnier (1280)*. Trois ans plus tard, Gui, après avoir obtenu sa grâce du nouveau pape Martin IV*, fut nommé par lui capitaine général de Tarmée papale en Romagne (11 mai 1283)% et chargé de faire une guerre sans merci aux gens d'Urbin, ces vieux ennemis du Saint- Siège, de concert avec Malatesta de Verocchio, podestat de Rimini*. Puis il rentra au service de Charles d'Anjou, et c'est en portant secours à la garnison française de Catane, qu'il tomba entre les mains du célèbre amiral aragonais, Roger de Loria (23 juin 1287)'. Tandis que ses compagnons de captivité obtinrent facilement de rache ter leur liberté, Gui resta dans les fers. Il y mourut Tannée suivante (1288). C'est sans aucun doute à l'intervention d'Edouard I" qu'il faut attribuer cette rigueur bien méritée et la fin misérable de cet indigne rejeton d'une illustre famille*.
Le dernier des fils du comte de Leicester, Amauri% fut soupçonné de complicité dans le meurtre du 13 mars, mais il put prouver qu'à cette époque il était à Padoue malade de la fièvre ; et que, le jour même de l'assassinat, il était à l'article de la mort*. Il resta pendant quatre ans environ à l'Université alors célèbre de cette ville; il paraît y avoir étudié la médecine*. Il était entré dans les ordres en 1268*®;
!. Bréquigny, Table des diplômes ^YU, 172, d'après Rymer.
2. Nangis, Hist. de France, XX, 485, 524 ; le pape lui donna les terres et les cités dont Gui de Montefeltro s'était inaument emparé . Ibid.y p. 563.
3. Potthast, no 22022. Posse confond ici constamment Gui de Montfort, capitaine au service du pape avec Gui de Montefeltro, ennemi du
Êape. Analecta vaticana, n»"» 1098, 1104, 1110, 1128, c'est Guido de [ontefeltro qu'il faut lire en effet. Cf. Potthast, n^» 21755, 21800, 22003, etc. Voy. aussi Hev, hisL XII, 175.
4. Potthast, n» 22065. Bulle du 4 octobre. Cf. HisL de France, XXII, 7. Il assiégeait Urbin, lorsqu'il apprit la mort de son beau-père. Avec l'autorisation du pape, il se rendit alors en Toscane pour recueillir l'héritage de sa femme. Nie. Trivet (édit. de VEnglish hUtor. Society), p. 308.