Pour tout cet épisode, voy. M. Paris, IV, 362 et suiv
contre le pape*. Cest plus tard, et à la suite de circonstances particulières, que Simon devait devenir le chef du parti réformateur.
En 1247 il fut envoyé par le roi en France « pour affaires très secrètes* ; » il en revint le 13 octobre. Il n'était bruit en ce moment que du prochain départ de Louis IK pour la Croisade. A son exemple, Henri III et beaucoup de barons prirent la croix. Simon, sa femme, des chevaliers « et beaucoup d'autres de sa maison ' » en firent autant. Le comte de Leicester devait être le chef des Croisés anglais. A ce titre, le pape, dans une bulle du 12 juin 1248, où il rappelait les services rendus à l'Église . par le comte et ses ancêtres, priait le clergé anglais, qui ne refusa pas cette fois\ de lui fournir des subsides.
Cette agitation fut en partie stérile : Henri III disposa en effet de ses forces pour une entreprise qui le touchait de plus près, et Simon, au lieu d'aller combattre en Egypte les ennemis de la foi, fut envoyé en Gascogne pour réduire ceux du roi. Il remit à plus tard l'accomplissement de son vœu, dont les circonstances l'empêchèrent d'ailleurs de s'acquitter jamais.