‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 18 sur 232 · avril 1241. Wilken, VI · texte numérisé non relu

avril 1241. Wilken, VI

3. Botfield, ouvr, cité, p. xix, note. Cf. Wilken ; tôtd., p. 616, note 22.

4. Appendice, pièce n» 34. Richard de Cornouailles avait quitté la Tenre-Sainte le 3 mai 1241 avec Amauri de Montfort; et les autres prisonniers français au*il avait tirés de captivité. Il aborda, après une pénible traversée, a Trapani, fin juin. Amauri mourut peu après à Rome. Richard arriva à Douvres le 7 janvier 1242. Wilken, tôta., 617. Le duc de Bourgogne était Hugues Iv.

mère, la turbulente comtesse de La Marche, et malgré les avis défavorables de son Parlement, renouvelait contre la France la tentative qui lui avait déjà si mal réussi en 1230; pour la seconde fois, il essayait de reprendre les armes à la main les conquêtes de Philippe- Auguste et de Louis VIII. Aussitôt débarqué à Royan, il appela autour de lui ses fidèles de Gascogne, chevaliers et hommes de communes. Une invitation semblable alla trouver le comte de Leicester en Bourgogne.

Simon se rendit aussitôt en Poitou; mais, puisqu'on avait besoin de ses services, il fallait les payer. Il déclara au roi que, « nouvellement venu d'outre-mer, il n'était mie aise à demeurer avec lui, à cause de plusieurs grevances qu'il lui avait faites. »> Pour le retenir, Henri dut lui promettre « autant de deniers qu'il en avait fait lever sur ses terres pour payer Thomas de Savoie, et cent marcs en plus, afin qu'on ne pût dire que c'était une simple indemnité* ». A ce prix, Simon resta.

On connaît les opérations de cette campagne commencée avec tant de légèreté par le roi d'Angleterre ; on connaît aussi la part qu'y prit le comte de Leicester. Dans le combat livré au pont d3Taillebourg(2l juillet 1242), il se signala par une brillante valeur. Les Anglais vaincus se replièrent vers Saintes. Le 22 juillet, Tavant-garde des Français les surprit et les attaqua vivement. Ils résistèrent avec courage en se retranchant dans les vignes. Au plus fort de la mêlée se tenait le comte de Leicester avec les comtes de Salisbury et de Norfolk; « de l'aveu même des Français, dit Mathieu Paris, leur impétuosité eût changé l'issue de la bataille, si le nombre des chevaliers anglais avait seulement égalé celui de leurs adversaires. » Un grand nombre de morts et de blessés restèrent sur la place; des deux parts on fit beaucoup de prisonniers; plusieurs tombèrent aux mains de Simon de Montfort*.

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