‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 3 sur 232 · Revue historique, IV · texte numérisé non relu

Revue historique, IV

lume, lat. 9016, où les auteurs des Études sur Bayonne avaient puisé les pièces citées plus haut. Un d'eux est malheureusement mutilé. Un autre se trouve dans le volume de Cairembault, 1188, dont j*ai déjà parlé. On retrouvera ces textes à l'appendice du présent travail.

On peut enfin mentionner encore ici un compte de Thôtel de la comtesse Aliéner, qui a été publié avec grand soin par M. Botfield pour le Roxburghe Club. Ce compte va du 19 février au 29 août 1265, sans compter quelques indications éparses, dont la dernière est du V^ octobre. Il permet de suivre la comtesse dans son voyage de Wallingford à Douvres, et son fils Simon de Pevensey à Kenilworth où il fut battu, trois jours avant le désastre d'Evesham ; par là, ce compte touche à l'histoire générale*.

Il ne sera pas superflu de dire au moins quelques mots de la chancellerie du comte de Leicester. Le style employé dans la rédaction des actes émanés de lui n'est ni le style de Noël, ni celui du 25 mars employés simultanément en Angleterre au xm* siècle ; c'est le style français de Pâques. Voici les faits qui le prouvent : Le testament de Simon de Montfort est daté « le jor de la circuncision Nostre Segneur (1®*" janvier), en l'an Nostre Seigneur millésime .cc'^.lmo.viij ». Or, parmi les exécuteurs testamentaires, est nommé Richard, évêque de Lincoln, consacré le 3 novembre 1258. Si Tannée avait commencé le 25 décembre pour le rédacteur de la charte, celle-ci se rapporterait bien en efifet au 1" janvier 1258, ce qui impliquerait contradiction. — Une autre charte est datée de Nonancourt € die mercurii proxima ante festum dominice resurrectionis, a. D. 1258 »; or la teneur de la charte prouve qu'elle ne peut avoir été délivrée qu'après deux autres datées des 22 et 23 mars 1258 ; elle est donc de 1259, et plus tard que le 25 mars, car cette année-là, Pâques tombe le 13 avril. La charte est ainsi du 9 avril 1259.

Simon de Montfort a fait usage de deux sceaux. Dans une charte du 28 mai 1256, Hugues IV, duc de Bourgogne, donnant au comte de Leicester le château de « Burdelia », s'engage à le lui livrer à sa première réquisition, € cum litteris vestris majoriyel minori sigillo vestro sigillatis »'. Ces deux sceaux ont été décrits dans Vbiventaire de M. Douëtd'Arcq,

1. La comtesse rapporta en France avec elle en 1265. Après sa mort, il resta aux archives de l'abbaye des dames de Saint-Dominique à Montargis, qui furent dispersées pendant la Révolution. Le rouleau fut acheté en 1831 par le British Muséum où il occupe le n"" 8877 des Additional Charters,

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