‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 4 sur 232 · Arch. nat., J. J., n · texte numérisé non relu

Arch. nat., J. J., n

sous le n*" 10,162: type de chasse galopant à gauche, tête nue, sonnant du cor; sous le ventre du cheval, un chien ; au second plan, deux touffes d*arbres ; légende : € sigillum Symonis de Monteforti ». Le contre-sceau porte un écu au lion rampant à la queue fourchée ; légende ; S' Symonis de Monteforti ; c'est ce type du contre-sceau qui a servi pour le petit sceau*.

Il me reste enfin, avant de terminer ce paragraphe, à appeler Tattention sur certains actes faux qui intéressent la biographie du comte ou celle de ses enfants. En parlant des comtes de Dammartin, VAri de vérifier les dates dit que Philippe Hurepel et Mahaut sa femme eurent, avec deux filles, un fils appelé Albéric; établi en Angleterre, celui-ci se maria et eut une fille qui épousa le fils aîné de Simon de Montfort*. Le fait, prétend le rédacteur de l'article, est constaté dans une charte non datée de Simon de Montfort que cite Dreux du Radier, dans son Conservateur (juillet 1757, p. 100). Or voici ce qu'on lit dans ce journal peu historique : € Dans les lettres patentes de Simon de Montfort, qui y prend la qualité de roi d'Angleterre, fils de Simon de Montfort, comte de Chester et d'Éléonor d'Angleterre..., je trouve que Simon, soi-disant roi d'Angleterre, rend et confirme à Albéric, comte de Dammartin, la terre de Noartreling [sic) et de Bukamsted {sic) € p.our ce que nostre très chier et premier fils a espousé sa fille», lesquelles terres, ajoute-t-on, le roi Simon mon père donna à Edouard de Dammartin son frère. » Dreux du Radier, s'appuyant sur l'autorité de Polydore Virgile, assigne gravement à cette charte la date de 1262. La simple citation du passage suffit pour en montrer le ridicule. — Une autre charte, dont la fausseté n'est pas moins manifeste, est notée par l'historien du comté de Leicester, Nichol (t. II, app. 38), qui d'ailleurs la déclare apocryphe : « Sciant présentes et futuri quod ego Wellysborne, filius cornes {sic) Symonis de Monteforte, unus filiorum domina {sic) Alianora... dedi et concessi... » Ce Wellysborne ne serait autre que le dernier des fils du grand Simon : Richard de Montfort, que l'histoire connaît à peine . Je n'en parlerais pas autrement si un archéologue anglais

1. Le vol. de' Clairembault cité plus haut contient le dessin de ces deux sceaux ainsi que des sceaux pendus aux actes rédigés au nom des fils du comte de Leicester. Comp. une note sur le sceau et sur plusieurs chartes de Simon de Montfort, qui se trouvent actuellement exposés au musée paléographique du British Muséum par M. W. de Gray Birch dans le Journal of brilish archœol. Association^ XXXH (1876), p. 460.

?. Sur les comtes de Dammartin au xiii« siècle, voy. Delisle dans les Mémoires de la Soc, des Antiq. de France, XXXI, p. 187 et suiv.

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