‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 42 sur 232 · Mat. Paris, V · texte numérisé non relu

Mat. Paris, V

3. Le 24 août 1253, le roi mande à Elie Rudel de Bergerac, à Arnaud de Marsan, aux vicomtes de Gramont, de Tartas et de Soûle, enfin au comte de Leicester, de venir sur-le-champ à Bordeaux avec armes et bagages. Singulier rapprochement de noms ! — Cet acte est le premier qui se trouve transcrit sur le rôle gascon de Tannée 1*253-54.

4. JRot. Vase, anno 37, m. 19 ; copies dans Moreau, t. 687, p. 239, et Clairembault, 1188, p. 8. ici sous la date inexacte du 8 octobre. —

Satisfait de ces conditions, et cédant aux conseils de son confesseur et intime ami, l'évêque de Lincoln, qui l'exhortait au souvenir des bienfaits et au pardon des injures*, le comte de Leicester fit violence à la maladie pour rejoindre le roi devant B 'nauges, avec une grosse troupe de chevaliers et d'arbalétriers. Henri Taccueillit avec joie, et dès lors la guerre fut poussée avec vigueur : Bénauges, puis la Kéole furent repris, et le pays ravagé par les troupes royales comme il l'avait été par celles du comte '.

Simon de Montfort avait promis au roi de rester auprès de lui jusqu'à Noël. Il y passa en outre les premiers mois de Tannée 1254'. Pendant ce temps, son nom revient souvent sur le rôle gascon; il fait régler à son profit certaines questions d'intérêt; il juge en qualité d'arbitre une contestation entre le roi et le sire d'Albret*. Il sert de ses conseils et de son influence le prince qui Ta disgracié, mais rien de plus. A l'ancienne confiance que le roi montrait au cadet de l'illustre maison de Montfort, à l'ancien dévouement que Simon ne marchandait pas à Henri III, avaient succédé une jalousie, une défiance réciproques. Simon sera encore employé dans des affaires de la plus haute importance, mais désormais, qu'il en ait conscience ou non, il appartient au parti de l'opposition aristocratique contre un souverain à la fois aventureux et irrésolu, prodigue et

Le 9 octobre, Henri III ordonna de payer au comte 200 marcs dus par certains bourgeois de Bordeaux, ■ ita quod iter prefati comitis ad nos non retardetur » : ibid,^ m. 20, dorso. Le même jour, il lui augmenta de 1 00 marcs une rente viagère de 280 et lui remit plusieurs dettes ; tôirf., m. 18, dorso.

i. Mat. Paris, V, 416.

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