Expilly, v« Montargis; Gallia Christiana, XII
2. Sur la connaissance du grec en Angleterre au xiii" siècle, voyez l'excurs II du mémoire cité plus haut de II. Pauli, p. 40.
3. Voyez la préface dont M. Luard a fait précéder son édition des Lettres de Robert Grossetête. Peut-être le comte de Leicester connutil aussi le célèbre Roger Bacon, qui entra dans l'ordre des Mineure en |257 ; voyez Hauréau, Journal des Savants^ cahier de décembre 1882.
n^est pas, comme celle de Robert de Lincoln, surtout dogmatique et démonstrative; elle vit davantage, et nous fait mieux connaître le comte de Leicester, son caractère, ses idées, ses projets.
On a vu avec quelle sorte d'âpreté pieuse, naturelle aux sermonnaires et aux épistolaires chrétiens, Adam de Marsh reproche à la comtesse son goût immodéré du luxe et de la dépense. Il ne craint pas non plus de blâmer à l'occasion le comte de Leicester, mais il y met plus de déférence. Simon avait emmené avec lui en Gascogne le vicaire du chancelier de Salisbury, curé d'Odiham. Adam lui écrit à ce sujet avec une certaine vivacité (octobre 1248) : « Ce prêtre va être pendant longtemps éloigné du peuple innombrable de ses paroissiens qui seront privés de lui. Il n'a pas d'ailleurs donné de preuves de son affection ni de son zèle, et il est dangereux de livrer sa renommée à l'indiscrétion d'un homme inconnu même de son maître * . »
Mais ses lettres sont le plus souvent d'un homme dévoué aux intérêts de la maison qu'il sert. Il s'inquiète de la santé de ses patrons ; il leur donne des nouvelles de leurs enfants qui, pendant l'absence du comte et de la comtesse, sont laissés à la garde de l'évêque de Lincoln*. Il prend une part affectueuse aux tribulations qui agitent le comte : «Grâce à l'éternelle miséricorde de Dieu, écrit-il à l'évêque de Worcester, une nouvelle lumière de justice céleste semble se lever dans l'esprit du roi pour les affaires du comte de Leicester'.» « Le roi, écrit-il un autre jour à Simon lui-même, l'archevêque de Canterbury, la reine, le comte Richard et les autres prélats et grands du royaume (béni soit le Dieu de paix et d'amour !) ont conçu envers votre personne, comme de nombreuses conversations me le font croire, des sentiments beaucoup plus bienveillants qu'à l'ordinaire*. » Il se fait auprès du roi et de la reine l'intermédiaire du comte de Leicester : « Le roi, écrit-il à Simon, m'a parlé de votre affaire : il se reposerait avec plaisir, je le pense, sur vos conseils, car il a une grande confiance