Lettre cxl, p
4. € Remitto dominationi vestre abbreviationem illam quam scripsistis de principatu regni et tyrannidis, sicut misistis si^natam signo comitis Leycestrie. » Lettre xxv, p. 110. Cf. Pauli, Mémoire cité, p» 27,
ouvrage de Robert Grossetéte auquel il est fait allusion ici, nous ne saurions le dire. D'ailleurs, si nous connaissons assez bien les idées de l'ëvêque de Lincoln en matière de réforme ecclésiastique, nous sommes beaucoup moins renseignés sur ses idées politiques. Au grand regret des biographes du comte de Leicester, du réformateur dont le nom est attaché d'ordinaire à la fondation de la Chambre des Communes, le passage traduit plus haut est peut-être le seul de son espèce dans toute la correspondance d'Adam; partout ailleurs il est question, en termes très généraux, du salut des âmes auquel le comte de Leicester applique ses constantes méditations. « Quelles éminentes récompenses, illustre comte, ne recevrez-vous pas dans le royaume de Dieu, pour l'heureuse sollicitude avec laquelle vous songez à purifier, éclairer et sanctifier l'église de Dieu par un gouvernement qui lui convienne * » . Adam écrit encore à maître R. de Canterbury : « Le noble comte de Leicester, dévoré d'un ardent désir pour l'honneur de Dieu et le bien du pays, dispositions d'où, pour des raisons tant évidentes que secrètes, dépend, comme on sait, le salut de plusieurs, désire vivement l'assistance de votre société ; aussi fais-je appel à tout votre zèle pour que vous alliez trouver le comte et donniez à ses pieuses prières votre bienveillant consentement'.» Avec Robert Grossetéte, il s'exprime un peu plus clairement : « Le comte de Leicester m'a parlé du salutaire et merveilleux projet que le ciel a inspiré à votre cœur pour le salut des âmes; il l'approuve au delà de toute expression, et l'embrasse avec ardeur, iout prêt à le mettre à exécution avec ses partisans, si du moins il en trouve ; mais, inquiet du mauvais état de votre santé, il affirme que vous ne devez pas affronter personnellement tant de pérÛs*. »
D'autres passages, aussi énigmatiques au fond que les précédents, ont au moins sur ceux-ci un avantage : Us portent une date. Dans les premiers mois de l'année 1250, peut-être alors que Simon de Montfort était à Lyon, à la cour du pape \ où il retrouva ses conseillers habituels :