‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 67 sur 232 · Lettre xxv, p. iH · texte numérisé non relu

Lettre xxv, p. iH

4. Nous savons qu'il y alla deux fois ; voyez le travail cité plus haut

rëvêque de Lincoln, Tévêque de Worcester, Grégoire Bosell, Adam lui fait part de ses inquiétudes; il l'engage à mettre sa confiance en Dieu, qui le couvrira de sa protection ; le comte est entouré de périls, mais s'il reste dans le chemin de la vertu, cette parole s'accomplira contre ses ennemis : « L'impie s'enfuit sans même avoir personne à sa poursuite, mais le juste, comme le lion sûr de soi, sera sans crainte * » ; si le chef magnanime, désigné pour le salut des hommes, vient à succomber, quelle action sera jamais estimée plus glorieuse, plus noble et plus salutaire, que de trouver la mort en cherchant la raison de vivre'? « Je cache le sens de mes paroles, parce que dans d'autres lettres je me suis expliqué, sinon avec élégance, du moins avec clarté... Au sujet de cette œuvre de salut qu'il est si nécessaire d'accomplir dans le royaume d'Angleterre, et dont le retard entraîne certainement les plus grands dangers, mes regrets sont infinis de la voir, je ne sais comment, abandonnée dans les jugements du Tout- Puissant. » Adam termine sa lettre en recommandant au comte la plus grande circonspection dans ses paroles*.

Dans une autre, qui doit être de mars ou d'avril de la même année, il s'exprime ainsi : « Il m'est fort pénible de n'avoir pu jusqu'ici, comme je l'aurais désiré, m'entretenir avec vous et avec la comtesse... D'ailleurs, au sujet de l'affaire que vous savez, je ne vous écrirai rien cette fois, surtout quand il s'agit d'une chose fort importante, dont on espère un grand salut, mais qui fait redouter les plus grands périls. Ne vous en fâchez pas, parce que je ne saurais empêcher une maladresse qui pourrait livrer ma lettre et causer par là même un dommage irréparable à l'œuvre du salut*. » Quelque temps après, la situation que cette lettre nous montre si noire, et sur laquelle se taisent les chroniqueurs, semble s'être éclaircie : « Votre Sagesse (la lettre est adressée à Robert Grosse tête) connaît l'état du royaume.

sur le gouvernement de Simon en Gascogne. Bévue historique, VI, p. 254.

Page 1