‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 78 sur 232 · Stubbs, i, 603, note · texte numérisé non relu

Stubbs, i, 603, note

chancelier ne devait-elle pas être vénale *. A TÉchiquier, il occupait une place éminente, et son autorité en matière judiciaire, sans doute en ce qu'on appellerait aujourd'hui le contentieux administratif, était considérable. Le chance* lier était toujours un clerc, tandis que le justicier était un laïque, mais l'exemple de Thomas Becket n'était pas loin pour prouver que sous la robe du prêtre pouvaient battre des cœurs aussi fiers que sous le haubert du chevalier. Le trésorier comptait parmi les barons de l'Echiquier et siégeait à Westminster, où il recevait les comptes des shériffs; U était le gardien du trésor royal qui était conservé à Winchester*.

A l'avènement de Henri III, le justicier était Hubert de Bourg, créé plus tard comte de Kent, le chancelier, Ranulf ou Renou de Neville, qui devint évêque de Chichester, en 1227; et le trésorier, Ranulf le Breton, tous trois élus par les barons*. Peu de temps après qu'il eut commencé de régner en personne, Henri III chassa le justicier et le trésorier (1232); en 1236, il voulut de même enlever le sceau royal à l'évêque de Chichester, mais celui-ci déclara qu'il ne pouvait obéir à l'injonction du roi, « parce qu'il devait sa charge au commun conseil du royaume, et qu'il ne pouvait la résigner sans l'assentiment de ce conseil S) . Henri III ne tarda pas cependant à se délivrer de lui comme il avait fait des autres. En vain le Parlement protesta, demanda que le justicier, le chancelier et le trésorier fussent nommés par lui ■* ; il ne put rien obtenir : le roi se substitua luimême au justicier * ; il remplaça le chancelier par un simple garde des sceaux ^ ; le trésorier, qu'il nomma comme il

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