‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 79 sur 232 · Le fait est du moins certain pour les deux premiers · texte numérisé non relu

Le fait est du moins certain pour les deux premiers

4. Mat. Paris, III, 364. En 1238, après la mort de Pierre des Roches, Henri III chassa Ranulf de Neville de son conseil et de sa cour, et lui enleva le sceau par la violence, mais lui conserva les émoluments de sa charge; ibia., III, 491, 495. Plus tard, le roi voulut le rappeler, mais il refusa ; il mourut en 1244 ; ibid,, IV, 287.

5. Aux Parlements de Londres, janvier 1244 et février 1248 ; Paris, IV, 362 ; V, 573.

6. Etienne de Segrave, une des créatures de Henri III, recueillit en partie l'héritage de Hubert de Bourg ; Mat. Paris rappelle Justement ■ quasi À. justitiarius >, IV, 174.

7. Richard, abbé d'Evesham, est en 1239 nommé « bajulas sigilli

lui plut, profita sans doute de la disparition du justicier et prit dans l'Echiquier une place prépondérante; mais, comme le garde du sceau royal, il n'était qu'un fonctionnaire, peu maniable parfois, parfois même indépendant et embarrassants mais jamais redoutable.

Les grandes charges de la couronne annihilées ou suspendues, le roi se sentait beaucoup plus fort : depuis environ 1238, année où fut disgracié Ranulf de Neville, il n'eut plus à subir le contrôle de ministres imposés. Il n'est pas hors de propos de rappeler que c'est juste le moment où l'on voit le comte de Leicester commencer à jouer un rôle politique dans l'Etat, et qu'il fut d'abord un des appuis du pouvoir arbitraire contre lequel il devait passer les dernières années de sa vie à lutter.

Après les ministres, il faut parler des conseils.

Les rois normands gouvernaient assistés de leurs barons composant la Curia régis. Quelle que soit l'obscurité qui enveloppe l'histoire de cette curia pendant le demi-siècle qui suivit la conquête, on peut admettre qu'elle exerçait auprès de Guillaume le Bâtard et de ses fils les fonctions les plus variées en matière politique , judiciaire et financière *. Sous Henri I", une cour suprême de justice est déjà distincte du grand conseil politique des barons. En outre, à côté de celui-ci se forme peu à peu un conseil privé du prince, tandis que la cour suprême de justice se décompose en plusieurs grands corps administratifs. Au xiii" siècle, ce

pegii », et • vices supplevit cancellarii » ; il donne sa démission après avoir été élu évêque de Lichfield (1241). Paris, IV, 172, 191. En 1247, Jean Mansel reçut « custodiam sigilli regii, cancellarii vices acturus et officium » ; ïôiof., p. 601. En 1250, le sceau t quod quasi clavîs regni esse comprobatur s fut confié à Guillaume de Kilkenni c viro bene ïitterato, in jure canonico et civili perito » ; ibid,^ V, 130. Elu à Tévéché d*Ely en 1254, il fut remplacé par Henri de Wengham ; ihid.^ V, 464, 485. VI, 251. Comme on le voit, le garde du sceau, en devenant évêque, donnait sa démission ; Ranulf de INfeville, au contraire, était resté chancelier après avoir été nommé à Tévêché de Chichester.

1. En 1239, Simon le Normand « regni regiique sigilli magister, immo et régis et Aulicorum rector et dispositor » fut chassé de la cour du roi parce qu'il avait refusé de contresigner i quoddam detestabile scriptum i par leauel Henri HI avait accordé à Thomas de Flandre de

fiercevoir quatre deniers par sac de laine exporté d'Angleterre. Paris, 11,629; IV, 63; V, 91.

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