‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 81 sur 232 · Wendover-Paris, III · texte numérisé non relu

Wendover-Paris, III

d'Angleterre*, » vint à Londres pour le Parlement de Westminster (13 janvier); de même en février 1248*, en avril 1253% etc. Mais il faut noter que les « grands » du royaume font partie intégrante du Parlement; l'absence de tel archevêque ou de tel comte suffit pour empêcher l'assemblée de délibérer utilement*. En dehors de ces grands personnages, la convocation d'autres personnes reste toujours un cas exceptionnel.

A quel titre étaient-ils convoqués ? En vertu du droit féodal, les vassaux du roi lui doivent aide et conseil : c'est comme vassaux immédiats de la couronne, que les comtes et les barons, c'est-à-dire la haute noblesse d'Angleterre font partie du Parlement; c'est à ce titre que la petite noblesse des comtés y est parfois appelée aussi; c'est à raison de leurs baronnies que les prélats, abbés et prieurs siègent au Parlement \ Assister aux séances du conseil commun du royaume est donc pour eux à la fois un droit et un devoir; plutôt même un droit qu'un devoir : en 1233, à deux reprises, les grands refusèrent de venir au Parlement, tant que le roi n'aurait pas écarté ses conseillers suspects, et le roi dut céder*.

Dans quelle forme était faite cette convocation { Les plus grands seigneurs, ecclésiastiques ou laïques, étaient convoqués par lettres individuelles ; les autres par les soins des gouverneurs des comtés (shéritfs) \ Cette convocation était nécessaire, et il fallait qu'elle fût faite dans les formes légales. Les lettres de convocation indiquaient l'objet sur

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