‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 83 sur 232 · Wendover-Paris, III · texte numérisé non relu

Wendover-Paris, III

2. Au parlement de janvier-février 1244, les deux ordres délibèrent à part ; mais après avoir résolu de ne rien décider qu'en commun. Paris, IV, 366. De même en avril 1253 ; ibid., V, 373.

3. En 1240, une assemblée réunît à Roading tous les archevêques et évoques, les principaux abbés et plusieurs laïques {magnâtes) : le pape demandait au clergé un cinquième de ses revenus pour continuer la guerre contre l'empereur. L'assemblée déclara d'abord qu'elle voulait délibérer à loisir sur une aussi grosse question (proUxi comilii deliberatione), et finit par accorder l'argent demandé. Paris, IV, iO, 45.

annuité à titre de concession gracieuse. Les prélats cette fois y consentirent, mais à condition « que le roi tînt ses promesses, et jurât d'observer inviolablement la charte, tant de fois promulguée et tant de fois retirée, de leurs libertés»). Cette fois le roi ne se posséda plus; il éclata en jurements et déclara « qu'il suivrait pas à pas l'exemple de son père, et qu'il ne se plongerait jamais dans une pareille servitude » . Les prélats répondirent qu'en l'absence des deux archevêques, il leur était impossible de prendre aucune décision; leur assemblée fut dissoute. Mais, « afin que les grands ne parussent pas avoir été convoqués pour rien » , le roi leur demanda une aide pécuniaire et militaire pour la croisade ; tous répondirent « que leur réponse dépendait de celle des prélats « , et ils refusèrent d'en délibérer sans eux*.

La compétence du Parlement était très étendue. En matière financière, il avait seul qualité pour voter les subsides extraordinaires demandés par la royauté *; en ce cas il indiquait souvent lui-même sur quels biens l'impôt devait porter, et comment il devait être assis et levé '. On voit des villes*, des évêques', refuser de payer des impôts extraordinaires non consentis par le Parlement. — En matière législative, il fait des lois sur la chasse ° ; à Merton, en 1236, il refuse de changer la loi sur les bâtards en des termes qui furent acceptés par les juristes comme la constatation d'un fait constitutionnel'. — En matière judiciaire, il peut être

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