Paris, V
2. Sur toute cette histoire du Parlement anglais pendant la première moitié du xni« siècle, il faut se reporter sans cesse au beau livre de M. Stubbs, II, p. 236 et suivantes.
3. Ceci est jusqu'à un certain point en opposition avec la doctrine de M. Stubbs, II, 256.
4. Comparez par exemple les témoins de deux actes publiés par Rymer: Tun, du 18 décembre 1226, c'est-à-dire avant que Henri III ait commencé son règne personnel, l'autre, après, du 3 octobre 1229.
roiy « méprisant l'avis des grands du royaume, rëglât toutes les affaires par les avis de Hubert de Bourg*. » Ce conseil se composait de toutes sortes de personnes : de clercs* et de laïques, de légistes ' et de chevaliers \ d'officiers de la maison du roi * et de fonctionnaires attachés, soit à la cour suprême de justice {citria régis), soit à l'Échiquier*; on y voit même figurer des comtes, comme par exemple ceux de Lincoln et de Leicester (en 1238)', mais c'est l'exception ; les comtes faisaient de droit partie du Parlement; et ce n'est pas dans cette assemblée, jalouse de ses prérogatives et souvent hostile, que Henri III pouvait aller chercher ses conseillers intimes*. Quelques détails biographiques sur un de ces derniers ne seront pas inutiles; c'est en eflFet un de ceux qui ont servi le roi avec le plus de fidélité, un des ennemis acharnés du comte de Leicester, une des premières victimes des barons triomphants : je veux parler de Jean Mansel*. Il avait commencé par porter les armes, et s'était distingué par sa bravoure. Gravement blessé, pendant l'expédition du Poitou (1242), au siège de Verrines, il était entré dans les ordres : en 1244, il était chancelier de Saint-Paul de Londres et principal conseiller du roi; en 1247, il était nommé garde des sceaux et prévôt de Beverley. Bien apparenté et fort riche ", c'est dès lors un grand personnage employé aux aflFaires les plus diverses, à des négociations délicates à l'intérieur et à d'importantes ambassades à l'extérieur". Le simple titre de conseiller " lui
i. Wendover-Paris, III, 205.