‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 85 sur 232 · En 1238; Paris, 478. En 1244; ibid., IV · texte numérisé non relu

En 1238; Paris, 478. En 1244; ibid., IV

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qu'on voulait lui imposer. « Chacun est le maître chez soi, dit-il, un simple particulier choisit ses serviteurs cotnme il lui plaît; ainsi ferai-je. Les vassaux ne doivent pas plus critiquer les actions du prince que les serfs ne critiquent celles de leur maître; tout au contraire, c'est la volonté du maître qui dirige les inférieurs. Le roi ne serait pas votre roi, mais plutôt votre esclave, s'il subissait votre volonté. » L'assemblée répondit alors qu'elle ne voulait pas se ruiner et refusa tout subside ; elle fut aussitôt dissoute ^ . Dix ans plus tard, dans des circonstances analogues, une révolution éclatait : il n'y avait pas d'autre issue *.

C'est seulement à partir de Henri III que l'on constate l'existence d'un conseil privé, nettement distinct, à la fois, du Parlement dont il vient d'être question, et de la cour du roi dont il sera parlé plus loin. On ne peut pas cependant considérer comme tel le supremum ou supermim consilium qui dirigea les affaires générales du royaume pendant la minorité de ce roi '. Ce n'est pas là un conseil privé, c'est un conseil de régence; il n'assiste pas le roi, il le dirige ; ce n'est pas le roi, c'est le Parlement qui le nomme. Peu après qu'il eut commencé de régner par lui-même, Henri III remercia les conseillers qui pendant dix ans avaient gouverné pour lui, de même qu'il renonça bientôt à prendre un chancelier et un justicier recommandés par le Parlement. Lorsque la lutte fut engagée entre le roi et la noblesse,, celle-ci redemanda le conseil de la régence comme elle réclamait les ministres élus de la régence ; elle voulait remettre le roi en tutelle et le forcer d'y rester.

Tout autre est le caractère du véritable conseil privé de Henri III \

C'est le célèbre justicier Hubert de Bourg, véritable premier ministre du jeune roi, qui paraît l'avoir organisé, et qui le dirigea effectivement jusqu'à sa disgrâce. En 1231 déjà, l'archevêque de Canterbury se plaignait au pape que le

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