Wendover-Paris, III, 240; cf. Paris, III
2. « Gui rex totius consilii sui habenas commiserat • (1237). Paris, III, 387. Un de ses familiers (cornes familiaris), Laurent de Saint- Martin, devint en 1244 « consiliorum regalium moderator et ne^otiorum statum ecclesiastice conditionis contingentium clericus specîaiis et procurator»; t6irf., IV, 294. En 1250, il fut élu évêque de Rochester; ibid.y V, 185.
3. 1239: c modestius solito habenas regii consilii cepit moderari •. Paris, III, 545. Il mourut dans l'abbaye des chanoines de Leicester le 9 novembre 1241; ibid.y IV, 169. Page 174: • obiit St. de Segrave, specialis régis consiliarius, et quasi Anglie justitiarius. •
Ce. Bémont. Simon de Mont fort» 8
Les conseillers lui répondirent : « Si tu es pauvre, c'est ta faute; tu gaspilles l'argent du trésor; tu n'as de roi que le nom. Avec les seuls revenus ordinaires du royaume, tes prédécesseurs ont bien su entasser d'inappréciables trésors. » Le roi, instruit par eux, força les shériffs et leurs baillis de rendre leurs comptes, destitua les concussionnaires, et leur tint rigueur jusqu'à ce qu'ils eussent tout payé jusqu'au dernier sou\ »
Matthieu Paris nous rapporte une autre séance du conseil privé sous Henri IIL
Deux marchands brabançons étaient venus trouver le prince à Winchester (1249); ils se plaignirent d'avoir été détroussés par des bandits qu'ils avaient reconnus dans la cour même du roi. Les coupables arrêtés furent mis en jugement; mais le jury les acquitta. Les marchands revinrent auprès du roi, et demandèrent qu'on leur rendît au moins l'argent volé. Sur ce, Henri III réunit son conseil. « Que faire, leur dit-il ? La tribulation de ces pauvres gens me remue le cœur. » 11 faut, répondirent les conseillers, user de ruse, puisque la force est impuissante dans un pays où tous les gens sont des voleurs. Leurs avis furent suivis, et l'on parvint, non sans peine, à purger le territoire de Winchester et le comté de Hauts des brigands qui les infestaient *.
Ces exemples sont caractéristiques; ils montrent que le conseil donne surtout, sinon même exclusivement, des avis ; ils le font parfois sous une forme un peu rude, mais ils ne sont que des créatures de la royauté.
Cest ce qui explique les destitutions relativement fréquentes prononcées contre eux. Le roi tient à être bien servi; quand ses agents ont cessé de lui plaire, il les brise '. C'est
1 . Wendover-Paris, III, 219. Ranulf le Breton, trésorier de la Chambre du roi, fut destitué et taxé à une amende de 1,000 livres d'argent. A sa place « consilio P. Wintoniensis episcopi jam in omni potentatu dominantis », fut nommé Pierre d'Airvault (de Orivaliis), Poitevin d'ori-
§ine, neveu de Tévèque et peut-être son fils. Ibid.^ p. 22u. Ce Pierre 'Airvault (qu'on appelle dans les livres anglais P. de Rievaulx), resta pendant de longues années un des principaux fonctionnaires de la Cour du roi.