‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 90 sur 232 · Paris, V · texte numérisé non relu

Paris, V

3. Exemple, Hubert de Bourg. Cf. les destitutions prononcées en 1233 contre des conseillers anglais (na^ura/e«), qui furent remplacés par des conseillers étrangers. Wendover, III, 240, 273, 292.

aussi ce qui explique les efforts tentés par les grands pour réformer le conseil : tantôt ils demandent impérieusement le renvoi des « mauvais »> conseillers * ; tantôt ils veulent obliger le roi à faire entrer dans son conseil des membres désignés par le Parlement*; à Oxford, ils voudront en faire un simple comité du commune condlium. Épurer le haut personnel administratif et s'emparer du conseil en le modifiant, ce devait être un des premiers articles du programme politique du comte de Leicester ; mais avant tout, c'était les étrangers qu'on voulait en expulser*.

Des rapports très étroits rattachent le conseil du roi à la curia régis * : bon nombre de conseillers sont membres en même temps de la cour suprême où viennent se concentrer toutes les forces de la machine administrative.

Dans cette cour suprême il faut, on l'a vu plus haut, distinguer la section judiciaire et la section financière ou Échiquier, Cette distinction était, à l'époque de Henri III, un fait récent; sous Henri II, les membres ordinaires d'une de ces cours étaient les mêmes que les membres ordinaires de l'autre ; mais dans la première moitié du xiii* siècle, les fonctions s'étaient déjà spécialisées, et l'on ne trouve plus guère de barons de l'Échiquier employés comme juges, ni de juges siégeant à l'Échiquier, On peut donc étudier à part ces deux institutions.

La curia régis, considérée comme cour suprême de justice, exerçait tout le pouvoir judiciaire de la couronne à

i. Au Parlement de 1237. Paris, III, 383 ; à celui de 1240 ; tôtd, IV, 3.

2. Au Parlement de Londres (janvier 1244), ils veulent épurer le conseil et y faire entrer quatre « libertatum conservatores » nommés par lui et que le roi ne pourrait pas révoquer ; ibid.y IV, 367.

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