‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 98 sur 232 · stubbs, II · texte numérisé non relu

stubbs, II

Ch. Bémont. Simon de Montfort 9

Dans le comtés le shériff exerçait tous les pouvoirs. En matière de justice, son autorité avait été sans doute fort amoindrie par la Grande Charte qui lui interdit de tenir les plaids de la couronne * réservés à la citria régis et aux juges itinérants ; mais c'est encore lui qui est chargé d'exécuter les jugements et de lever les amendes*; il est aussi des cas où, par délégation spéciale, il peut être chargé de remplir l'office de juge^ Pour la police, au contraire, ses pouvoirs sont restés très étendus. Il veille au maintien de la paix publique, poursuit les criminels, tient la main à l'observation des lois sur le guet et la garde, sur les cautions collectives {frankpledge), mais toujours assisté par la cour du comté ou par des délégués pris dans son sein : deux fois l'an, après Pâques et après la Saint-Michel, il doit se transporter dans les centaines (turnus vicecomilis, shérifs loum) ; à la seconde de ces tournées * il doit, devant les représentants élus de la centaine, s'assurer que tout homme âgé d'au moins douze ans fait partie d'une dizaine, que tous les hommes de la dizaine {deceiima, tithing)^ ont prêté serment de garantir réciproquement leur bonne conduite \

C'est dans les mêmes conditions qu'il doit veiller à ce que le service du guet et de la garde soit exactement rempli. Le 20 mai 1252, Henri III promulgua une loi® qui organisait une sort(î de garde civique {Assize of Arms) : chaque shériff devait, « assisté de deux chevaliers spécialement désignés pour cela )> , faire une tournée dans son comté, visiter les centaines, cités et bourgs, faire venir

1. Article 24 de la Charte de 1215 : « Nullus vicecomes, constabularius, coronatores vel alii balli vi nostri teneant placita corone nostre » . Sel. Ch.,^. 300.

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