SCÈNE XV
SIMON-LE-FRANC , JEROME, une lettre à la main.
JÉRÔME
Vous revoilà, Monsieur.... Eh bien ! c'est jouer de guignon... Vous êtes venu tantôt trop tôt, maintenant c'est trop tard.
Ton maître est sorti, je gage?
JÉRÔME
Tout jusse !
SIMON-LE-FRANC, , s 'as seyant.
Cette fois-ci... j'attendrai.
JÉRÔME
Et vous ferez bien , car il n' tardera sûrement pas à rentrer... pour son malheur.
SIMON -LE-FRANC, se levant.
Pour son malheur, dis-tu ?
O mon Dieu ! tenez, je peux l'direà vous... je n' sais pas ce qu'il y a dans c'te lettre; mais quand son banquier me Ta remise, il avait un air.... une figure.... allongée.... une mine....
A la baisse?... j'entends.
JÉRÔME
Et puis tous ses commis étaient de d'ià... qui se regardaient... qui chuchottaient... Tout ça n1 me prognostique rien d1 bon.
SJMON-LE-FRANG.
Tu m'effraies!... est-ce que ton maître joue à la bourse? Tant pis ! que chacun fasse son métier... Un négociant ne doit pas eue un agioteur.
JÉRÔME
Dites donc, Monsieur, si j'attendais à queuq1 jours pour lui rendre c'te lettre?
A quel dessein ?
JÉRÔME
C'est que sa fdie va s' marier...
Air.: Traitant l'amour sans pitié.
Monsieur lui donne nn époux;
Hier au soir par la malle
Un beau jeune liomnie d' Cancale
Est venu pour ça riiez nous ;
Et si le moindre bruit perce
Qu'un r'vers ru'but' nol' commerce,
Ou bien queuq'aulre traverse,
Vous sentez que le beau-fils,
Perdant la dol qu'il convoite ,
Fera demi-tour à droite
Pour regagner son pays.
Comment? tu penses qu'il s'agirait là dedans de... de quelque faillite?
JÉRÔME, bas à Pareille de Simon.
Entre nous.,, je le crains.
SIMON-LE-FRANC, à part.
Diable !... je ne suis pas trop rassuré, moi, avec mon effet de vingt mille francs.
JÉRÔME
Voici notre maître qui revient, Monsieur, je vous en prie au moins... ne lui dites pas que...