SCÈNE III
Les mêmes, M. PATELOT.
M. PATELOT, ne passant que sa tête à travers la porte. Il est coiffé d? un foulard .
Pardon , papa , pardon!
Je passe un pet-en-l'air; Mon cher , Point de courroux, Du Ht je fais un saut, et je suis tout à vous. {Il se retire ).
JÉRÔME
II va passer un pet-en-l'air : dites-donc, Monsieur,., c'est-i' du romantique , ça?
M. DULAURET.
Jérôme, ne lui as-tu pas entendu prononcer le nom d'Hélène ?
JÉRÔME
Ouï, Monsieur.... Oh ça, je l'ai entendu.
M. DULAURET.
Qu'est-ce que cela signifie ?
JÉRÔME
Dam ! c'est 1' nom de qucq' bonne amie... qu'il aura laissée àCancale... ou bien, que sait-on, i' s'est cru peut-ètre.couché dans une auberge, et il vous a pris pour la fille qui vient réveiller les voyageurs.
Allons, il m'aura pris pour.... l'imbécillc! M. PATELOT , paraissant en rohe de chambre h grands ramages , pantalon à pied , paniouffles jaunes. Son Foulard sur la tète doit être arrangé de manière à faire deux cornes. Vous voulez-bien ne pas faire attention au désordre...
M. DULAURET.
Parbleu , pas de façon ; monsieur Patelot, faites comme chez vous. Je vous prie seulement de m'excuser si j'ai interrompu votre repos.
M. PATELOT.
Au contraire, je ne dormais pas, c'est-à dire, si fait; au moment où votre voix s'est fait entendre , j'avais les yeux fermés, et sans vous, je serais peut-être resté au lit quatre ou cinq heures de plus.
JÉRÔME , à part.
C'est ça,... le tour du cadran I
M. DULAURET.
Je m'en veux de vous avoir...
M.PATELOT.
Pourquoi? Cela me procurera le plaisir de déjeûner plutôt. (// soupire.')
M. DULAURET.
Jérôme , va dire qu'on serve le déjeuner.
JÉRÔME
J'y cours. ( A part en s'en allant. ) Il paraît que le romantique n'a pas envie de mourir d'inanition. {Il sort.)