SCÈNE III LORSY, M. DE SERGEAC PÈRE, puis GHAINTREAUX
M. DE SERGEAC l'ÈRE
C'est VOUS, mon cher ami! [Poignées de main.) Nous voici rassemblés pour une bien douloureuse besogne...
LORSY
Votre enfant, à vous, est sauvé... Moi .. en deux mois, j'ai perdu ma fille... de quelle façon 1... et ma pauvre femme.
M. DE SERGEAC PÈRE
Du courage.
LORSY
Oui, nous ne sommes pas au bout de nos épreuves.
M. DE SERGEAC PÈRE
Vous êtes allé à la gare chercher maître Ghain- Ireaux?
LORSY
Oui.
M. DE SERGEAC PÈRE
11 n'était pas au train ?
SIMONF
LOnSY
Si. Mais le bâtonnier d'ici l'aUendait, et il a voulu passer au parquet avant de venir... [Coup de sonnette.) C'est lui, sans doute... (// écoule, puis ouvre la porte de gauche, fait quelques pas dans la galerie et dit à quelqu'un qui est au dehors.) Oui, monsieur, c'est ici... {Ils entrent.) Veuillez prendre la peine d'entrer... [Présentant.) Monsieur de Sergeac père, maître Chaintreaux, du barreau de Paris.
M. DE SERGEAC PÈRE, Saluant.
Monsieur.
CHAINTREAUX, tendant la main. Permettez-moi, monsieur...
M. DE SERGEAC PÈRE, serrant la main.
Merci, monsieur.
LORSY, à Hermance, qui fermait la porte. Hermance, voulez-vous aller prévenir le docteur Vergne que tout le monde est là?...
HERMANCE
Oui, monsieur. {Elle sort.)
M. DE SERGEAC PÈRE, après uu silence.
'Vous n'avez pas eu trop froid, monsieur, pendant le voyage ?
CHAINTREAUX
Non, je vous remercie... Maintenant, avec les wagons- couloirs, on ne s'aperçoit pas de la longueur du trajet.
LORSY, après un nouveau silence\ C'est un vrai temps de décembre.
CnAINTREAUX
Il ne faut pas nous plaindre. 11 y a des années où à pareille époque, on a déjà été forcé de sortir les fourrures.
M. DE SERGEAC PÈRE
Vous avez raison...
LORSY, voyant entrer le docteur Vergne.
Alî ! voici le docteur.
Toujours bien ?