SCÈNE PREMIÈRE
SIMONE, PIERRE, DUGAST.
Scène vide au le?er du rideau. Entre un domestique portant un plateau sur lequel
est servi le café.
SIMONE, entrant et lui indiquant une table.
Le café ici !
Le domestique obéit. Simone va s'asseoir à droite et se met à parcourir les journaux. PIERRE) sur le seuil, faisant passer Ougast.
Passez donc, docteur.
Ils entrent. Pierre prend une boite de cigares et en offre à Dugast.
Un cigare ?
DUGAST.
Volontiers... Et madame de Chauvières... elle n'est plus à Paris ?
PIERRE
Oh I non. Il y a déjà longtemps qu'elle est partie. Elle est retournée aux Fondrettes dès qu'elle a vu Simone compl<^te-
ment remise, (iu domestique qai, après avoir déposé le café lur la table, s'apprête à aorllr.) Ah ! à propOS...
LE DOMESTIQUE
Monsieur ?
PIERRE
Vous direz à Joseph qu'il commence à préparer mes malles.
LE DOMESTIQUE
Bien, monsieur.
U 8orl.
DUGAST.
Vous vous absentez?
PIERRE
Mais oui. Je pars ce soir à six heures trente, pour ce voyage dont je vous avais parlé naguère et que j'avais retardé, comme madame de Chauvières avait prolongé son séjour. A présent, rien ne s'oppose plus à ce que je m'éloigne.
DUGAST.
Madame de Stampes me parait actuellement se bien porter. Néanmoins, si j'étais son mari, je me résoudrais difficilement à la quitter.
Cela est fort galant; mais les affaires avant tout, (un silence.) Eh bien, Simone, nous attendons votre bon plaisir.
Oh! pardon I (sue se lëre Tivement et vient servir le café. Au docteur,
en lui donnant sa tasse:) Je VOUS demande pardon, je lisais.
Geste de Dugast.
PIERRE
Depuis ce matin, vous êtes plongée dans la lecture des journaux.