ACTE DEUXIÈME
DUGAST.
C'est sans doute que madame de Stampes est curieuse de voir ce qu'on dit de la première d'Ariane, (a Simone.) Me trompé-je?
Oh ! mon Dieu, non!
PIERRE
Eh bien ! les critiques couvrent-ils de fleurs M. Mauryas ?
Ils rendent justice à son talent... quoique, à mon sens, on ne donne pas encore à l'œuvre autant d'éloges qu'elle en mérite.
DUGAST*
Vous y êtes allée, à cette première ?
Certainement. M. Mauryas nous avait envoyé une loge.
DUGAST.
Et c'est bien?
Admirable ! Et Christiane Bromsen a chanté merveilleusement, (a Pierre.) N'est-cc pas votre avis?
PIERRE
Mademoiselle Bromsen a fort bien chanté. Quant à la musique, je m'en rapporte à vous, car, pour ma part, je n'y ai rien compris.
SIMONE, entre ses dents.
Naturellement !
EUe s'éloigne.
PIERRE, qui a avalé son café d'un seul trait.
Docteur, je vais vous demander la permission de vous laisser avec ma femme.
Vous sortez?
PIERRE
Oui, j'ai pas mal de courses à faire avant mon départ. (A Dugast.) Que cela ne vous empêche pas de prendre votre café tranquillement.
DUGAST.
Non, non. Du reste, je ne tarderai pas non plus à prendre congé.
Vous ne me gênez pas, au contraire.
PIERRE
Docteur, je vous fais mes adieux. Vous, Simone, je vous reverrai tantôt?
Certainement.
Bon voyage.
Merci.
DUGAST.
Il sort.