SIMONE, LUCIEN
SIMONE, recalant.
LUCIEN
Mon Dieu oui, c'est encore moi. Figurez-vous qu'en rentrant j'ai trouvé un télégramme de la princesse...
Je sais. Elle vous invitait, Rose et vous, pour ce soir.
LUCIEN
Et elle ajoutait qu'elle comptait aussi sur vous.
Eh bien?
LUCIEN
Et bien. Rose dîne chez les Bermoz. Quant à moi je dînerais volontiers chez madame Danesco, si vous y dîniez vousmême; mais, dans le cas contraire, je n'y tiens pas du tout. Alors, je suis venu vous demander vos intentions.
Je n'en ai aaeane.
LUCIEN
Ah ! vous ne savez pas encore si vous dînerez ici ou chez la princesse?
Mon Dieu, non!
LUCIEN
Sî je suis importun, dites-le-moi et je me retire. Mais je sais que vous êtes seule, que M. de Stampes est parti; je me trouve logé à peu près à la môme enseigne, puisque Rose m'a abandoané. J'avais cru devoir venir me mettre à votre disposition. Je suis prêt à vous tenir compagnie, si bon vous semble, ou à vous conduire où il vous plaira.
SIMONE, nerveuse et ironique.
Trop aimable, en vérité ! Mais je craindrais d'abuser de votre complaisance ; et, puisque vous êtes libre ce soir, je vous laisse votre liberté.
LUCIEN
Croyez bien que vous consacrer mon temps serait pour moi la façon la plus agréable de l'employer.
Permettez-moi de ne voir dans cette affirmation qu'une de ces galanteries dont on ne pense pas un mot.
LUCIEN
Ah! je vous jure bien que ce que je dis là, je le pense. Je n'insisterai pas de peur de vous ennuyer. Mais si vous me congédiez, je ne sais vraiment pas où je passerai ma soirée.