scène et rentre à la fin
DUGAST.
Oui.
PIERRE
Eh bien ? Elle n'a rien, n'est-ce pas, une simple indisposition, pas d'inquiétude à avoir?
DUGAST.
Aucune! Il faut à madame de Stampes des soins, du calme, quelques précautions, voilà tout.
Bon ! Je suis aise de ce que vous me dites. D'abord parce que j'aime Simone comme on doit aimer sa femme, ensuite parce que... moi, je n'étais pas inquiet... mais la baronne avait fini par me troubler un peu. Si bien que je remettais de jour en jour un voyage indispensable. Il faut que j'aille dans mes terres donner le coup d'oeil du maître et conclure des transactions qui ne peuvent se terminer sans moi. Je vois avec plaisir que je pourrai bientôt partir.
DUGAST.
Ah ! je ne dis pas cela. Je crois au contraire que vous ferez mieux de choisir un autre moment pour vous absenter.
PIERRE
Pourquoi cela, puisque Simone n'est pas malade.
DUGAST.
Elle n'est pas malade assurément, mais elle est en bonne disposition pour le devenir et elle le deviendra d'autant plus aisément que vous la laisserez seule. Madame de Stampes me parait avoir besoin que vous soyez là près d'elle, tout près d elle, le plus près possible... Tenez, même ici, même quand vous êtes à Paris, je vous trouve loin de votre femme et je ne sais si votre éloignement n'est pas une des causes de son état de nervosisme.
PIERRE
De quel éloignement parlez-vous? Nous vivons sous le môme toit.
DUGAST.
/ Mais vous avez des appartements séparés.
PIERRE
^n effet! Et c'est là, à mon humble avis, la meilleure façon