SCÈNE X
SIMONE, sealc.
Voilà donc dans quelles dispositions il me revient ! Ce n'était pas assez de sa brutalité : je vais avoir à subir sa galanterie. Qu'est-ce que ma tante a pu lui dire? Et qu'a-t il compris ? Ah! peu importe... Ce que je sais, c'est qu'il me menace de ses baisers. Une seule chambre... ce soir même... Non, je ne le supporterai pas... Il faut absolument que Lucien me délivre et me sauve... Il faut que nous partions ensemble...
avant ce soir. (eIIo s'assied à une table et écrit fléTreusement.) « Depuis
que je vous ai vu, la situation s'est encore aggravée. Au nom de notre amour, et si vous tenez à ma vie, soyez à cinq heures au rendez-vous, prêt à partir. Si je ne vous y trouvais pas, je serais capable de tout. Mais vous viendrez, n'est-ce pas ? Répondez-moi, et que ce soit : oui. » (Eotre Juiie.) Julie, faites porter cette lettre chez M. Mauryas. On ne la remetti'a qu'à lui-même... S'il n'y est pas, on l'attendra. Il faut qu'on me rapporte une réponse.
JULIE
Bien, madame.
Eh bien, dépéchez- vous : qu'est-ce que vous attendez?
JULIE
C'est que... j'étais venu dire à madame que madame la princesse Danesco est là.