SCÈNE XI
IRÈNE, SIMONE
IRÈNE, entrant.
Eh bien, chère, vous voilà donc revenue?
Bonjour, princesse... Comme vous voyez.
IRÈNE
Je suis venue deux fois pour vous voir, la semaine dernière. On m'a dit que vous étiez à la campagne.
Oui, en l'absence de mon mari, je suis allée passer quelques jours aux Fondrettes, auprès de ma tante.
IRÈNE
Besoin de vous reposer?
J'avais besoin de repos, oui. Et puis, je craignais de m'ennuyer seule à Paris.
IRÈNE
Le séjour des Foadrettes ne doit pas être bien folâtre.
Je ne voudrais pas y vivre... mais pour quelques jours...
IRÈNE
Sans doute... (un silence.) M. Mauryas aussi s*est absenté en même temps que vous.
Ahl
IRÈNE
Vous rignoriez?
Naturellement... puisque j'étais partie.
C'est juste... Ah! il aurait pu vous faire part de son intention. Moi, c'est sa femme que j'ai rencontrée et qui m*a dit que M. Mauryas était allé passer huit jours à la campagne; seulement, lui, c'était aux environs de Paris. Et puis, ce n'était pas, comme vous, pour se reposer... C'était pour s'isoler et travailler... orchestrer je ne sais quoi... Du moins, c'est ce qu'il avait conté à Rose. Il faut croire qu'elle n'est pas jalouse, car elle n'en a pas demandé plus long.-
Pourquoi serait-elle jalouse? l'explication est vraisemblable.
IRÈNE
Ça ne veut pas dire qu'elle soit vraie. (Riant.) Moi, j'ai idée que ce que Mauryas était allé orchestrer, c'était un duo d'amour... (ceste de Simone.) Yous uc croyoz pas?