ACTE TROISIÈME
IRÈNE
C'est de la morphine. J'ai pensé vous être agréable en vous en donnant.
Et vous avez bien pensé. Je vous remercie très vivement. Si jamais je souffre trop, j'en userai...
IRÈNE
Mais n'en usez qu'avec modération. Il y a là-dedans de quoi tuer plusieurs personnes.
Ah!... Soyez tranquille. Je ne prendrai que la dose qu'il faudra.
IRÈNE
Vous avez le petit instrument nécessaire ?
Je dois en avoir un dans ce meuble, (siie désigne un petit
meuble & tiroirs, dans lequel elle fjuille.) Oui, le VOilà. Il y a même
une aiguille qui n'a pas servi.
Elle repousse le tiroir et pose le flacon de morphine sur une tablette du meuble.
Ne laissez pas traîner ce flacon.
Non, non, je vais le ranger dans un instant.
Elle a regardé à plusieurs reprises du c5tô de la porte avec une sorte dMmpatience
et renouvelle ce jeu.
IRÈNE
Qu'est-ce que vous avez ? Est-ce que vous attendez quelqu'un ?
SIHONE,
J'attends une réponse.
IRÈNE
Ah ! (la porte B*oavr6, un domestique parait.) La VOici, peut-ôtre.
LE DOMESTIQUE, annonçant.
Madame Mauryas.
SIMONE, eaiaie.
Rose!
Oh l oh !
IRÈNE, la regardant.
Le domestique B'efboe et laisse entier Rose.