ACTE TROISIÈME
Cette Rosel Elle triomphe! La folle! avant trois mois, une infidélité nouvelle m'aura vengée! Seulement, moi, qu'est-ce que je vais faire? Redevenir la femme de mon mari, subir ses caresses grossières, accepter cette prostitution... Ah! cela, non, j'aime mieux mourir. Irène m'en a fourni le moyen... N'est-ce pas elle, de qui les mauvaises paroles m'ont poussée à chercher l'amour? C'est elle qui devait m'ap-
porter la mort. (Slle est allée prendre le flacon de morphine.) Y a-t-il
bien là-dedans de quoi se délivrer de la vie? Essayons...
(Elle prend dans le tiroir la seringae de Praraz et la remplit de morphine, puis elle reste immobile et réfléchit. Bmsqnement, avec résolution :) Oh ! OUi,
oui, je préfère cent fois la mort à l'horreur d'être chaque
soir violée par cet homme ! (sue retrousse sa manche gauche, met son bras à na et s'apprête à se piquer, pals se ravisant :) Au braS? Cela
n'irait-il pas plus vite... si je me piquais à la poitrine?
Peut-être (eIIo a rabattu 8«i manche, elle dégraffe son corsage, se i lace devant une glace et cherche un endroit où se piquer. Hésitation. Violemment.) AUOUS donc ! (nie se pique. Pierre entre par le fond.) Pierre ! Il était tcmpS ! (Elle pose la seringue et le flacon.)