SCÈNE XV
PIERRE, SIMONE
PIERRE, arec surprise, à la vue du dégraffage de Simone.
Hé! que faites- vous là?
SIMONE, troublée, se rajustant.
Rien... J'élais mal habillée, je me rhabillais.
PIERRE
Ici, dans ce salon? Pourquoi n*allez-Yous pas plutôt dans votre chambre? ou pour mieux dire, dans notre chambre... puisque, à partir de ce soir, nous n'aurons plus qu'une seule chambre pour nous deux. Gela est bien convenu, n'est-il pas vrai?
Simone- l'a écouté dans ane attitude immobile, et en lui jetant des regards noirs En disant les derniers mots, Pierre qui s'est approché d'elle, la prend par la taille et cherche à l'embrasser.
SIMONE se dégage, le rjpousse,. et dit*
Laissez-moi, je vous en prie...
PIERRE
Eh ! là ! vous êtes bien farouche. Mon désir est cependant bien compréhensible. J'entre, je vous vois en train de vous rajuster. Cette vue éveille en moi des idées tendres. N'est-ce pas tout naturel? Allons, madame, embrassez votre mari, je vous le demande, je le veux,
SIMONE, se dégageant avec brusqaeiie.
Et moi, je ne le veux pas.
PIERRE, sur le point de se fâcher, se calme et menace sa femme du doigt
en souriant
C'est de la méchanceté, mais je prendrai ma revanche... ce soir.
SIMONE, arec résolution.
Non, non, ni ce soir, ni jamais.
PIERRE
Oh! oh!
Ah I ne riez pas ! Vous auriez tort de rire.