‹ Simple amourChapitre 4 sur 13 · CAPRON · texte numérisé non relu

CAPRON

A cette lettre qui l'étonna beaucoup, mais qu'il ne comprit qu'à moitié, et qu'il trouva impertinente par sa longueur, M. Sainton ût la réponse que voici :

A Monsieur le docteur Capron, rue des Bûchettes, à Troyes.

« Le Havre, le 8 mars 1831.

» Monsieur,

» J'ai reçu votre honorée du 5 courant, contenant des détails que je m'empresse de transmettre à M. Meurville. Il apprendra avec satisfactiOxx l'amélioration sensible que vous avez constatée dans la santé de sa fille.

» Je n'ai pas besoin de ses ordres pour vous adresser, en une traite sur la maison Dereins et C'% nos correspondants dans votre ville, le montant de vos honoraires.

» Je suis de votre avis, monsieur le docteur, sur M. Paupe. C'est un homme extrêmement bizarre. Sans me permettre le moindre soupçon fâcheux sur un désintéressement dont il donne tous les jours la preuve, je crois qu'il pense, en bon père de famille, et avec raison, qu'on n'oubliera pas ses services ni ceux de sa fille.

» Je ne comprends pas très-bien ce que vous prenez pourtant la peine de m'expliquer sur le

compte de Mademoiselle Marcienne. Excusez mon peu d'aptitude.

» Je n'ai jamais pu lire de roman, même celui de Paul et Virginie, qui m'aiderait peut-être à comprendre la grande amitié de Mademoiselle Marcienne pour le jeune Léo. Ce que je sais, c'est que M. Meurville, dès son retour, en faisant cesser, avec toutes les formes de convenance possibles, une intimité que sa fortune et sa haute position lui interdisent de prolonger, s'inspirera des sentiments d'exacte probité et de délicatesse que je me plais à respecter en lui.

» Je ne doute pas, en tout cas, qu'il ne tienne à vous remercier personnellement et à vous demander votre avis à ce sujet, ainsi que sur les précautions à prendre pour mainteirir la santé de madame d'Arsonval dans l'heureux état où vos soins, beaucoup plus que ceux de mademoiselle Paupe, ont su l'amener.

» En attendant la faveur d'un accusé de réception, je suis, monsieur le docteur, votre très-humble, très-obéissant et très-respectueux serviteur,

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