‹ Simple histoire, comédie-vaudeville en un acteChapitre 16 sur 29 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ELMVOOD, FRÉDÉRIC.

Comment, Milord? elle s'e'loigne .., elle refuse de n<»us suivre a cette fête, qui tout à-l'lieure encore était l'objet de tous ses vœux. .Qu'est-ce que cela signifie ? f.imvood.

Cela signifie qu'elle a change' d'ide'e.

FRÉDÉRIC

INon morbleu ! ce n'est pas naturel... ni moi, ni ces dames ne set ans dupes d'une pareille conduite..; sa re'ponse était dictée par ious... et ce consentement que vou^ donnez, en apparence, et avec tant de gène'rosite', n'était qu un prétexté adroit.

ELMVOOD.

Un prétexte., je pourrais vous répondre, Monsieur, que je suis maître ici, et que quand je commande chacun obéit. ; mais en supposant, comme vous le dites, que j'aie besoin de prétexte. , il me .semble que je "'en'tuai'querais point ; et que comme iuteur de miss Millier, j'aurais droit de défendre les visites et les assiduités . d'un jeu e homme dont j'ignore même les intentions et ies motifs.

FR DÉRIC

Si jusqu'ici, Monsieur j'ai tarde à me déclarer, c' t que ma position ne me le er mettait pas; c'est que je sollicitais un régiment que je n'ai encore pu obtenir; c'est que brouille avec Clarendon , le chef de ma famille, je craignais qu'il ne refusât son consentement; mais, puisque vous l'exigez, Monsieur, je j s formellement vous demander miss Milnçr en mariage.. : je ïous déclare que je l'aime, que je l'adore, que j'en suis aimé..,

ELMVOOD.

Aime? et quelles raison avei-VOUS de le croire f

Là des us, Monsieur, .i que cela regarde...

Dieu -merci je mj .., et j'ai su li>è dans son

eœur..; mais, sï, après un tel aveu .tous nésite. encore, si vous refuse* *n pari, auss, bnl.ant qu ho ..,,rable, modestie à part, parce qu en affaires, la venté

avant tout.., si vou^ refosea enfin d agréer ; ma recherche' je commencerai à croire a un bruit auquel pour voire honneur je refusais d'ajouter foi..; c est Sue vous êtes amoureux, non pas comme «:, .< de miss Arabelle, mais de votre pup^ie elle

ELMVOOD.

Moi ! Monsieur, on pourrait supposer: apprenez que dans ma position un tel doute est une ollense. fèéd£ric.

Comme vous voudrez. Monsieur..; mais si je me suis trompé, il faut mêle Trouver autrement que par des discours ; car malgré la évente ne vos j.r.nci nés, je vous déclare que je n'a. point ne confiance clans les protestations d'un tuteur hypocrite...

ELMVOOD.

Et moi , Monsieur... Leuveuement pour vous , je n'attache point d'impure iea au discours d'un tat.

FREDERIC

Un fat... Encore un qui emploie tfeipreeaion ; eh Lien ! oui , Monteur, \t ■ uis un tat car tel . o. plaisir... et je ne v ,>a quo. dans I ^ .. • •« re.

qui est le pays de la liberté, il m Mr.it pas * n* î chacun n'être comme, il \m pla.t : :e ,u- a».« parce que je le trouve ban ; ef p vous demandera, raison de ce que vous le trou e* mauvais.

Vous auriez fort à foire, Monsieur, s' 1 vou-' falla.t chercher querelle a tous ceux qu; partagent opinion sur votre compte... Mais eu tous cas vous nu trouverez toujours à vos ordres.

FBÉCÉ UC.

Aujourd'hui même, Miio.d .. a moins que, sur-lechamp , vous ne .ne donniez votre conscnleiuentfour épouser votre pupille.

1 ELMVOOD.

VoUaune condition quire d le mariage impossible.

déric, ; t

Et c'est ce que nous verrous: car je vous decia»*

crue malgré vous-même , maigre votre tyrannie, miss Milner se» a a moi ; et quand je devrais la soustraire à votre pouvoir. L'enlever de ces lieux.

ELMVOOD , mettant aussi son chapeau.

L'enlever!., enlever miss Milner ! c'est trop fort , Monsieur ; et si je ne me respectais moi-même , je vous aurais déjà fais chasser par mes p;ens... Mais vous avez besoin d'une leçon... et c'est un soin que je me réserve... Sortons.,.

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