‹ Simple histoire, comédie-vaudeville en un acteChapitre 3 sur 29 · VOIX · texte numérisé non relu

VOIX

AIR : Vaudeville des marU ont tort^

Esi-ii un esprit pins aimable ?

LsL-it un cœur plus généreux?

Pour la trouver plus excusable, Interrogez les malheureux.

El si de ses éiourderies \olis ne voyez que les etfels ; Cesi qu'elle montre ses folies,, EL qu'elle cache ses bienfaits.

Et qui vous parle décela, ou qui vous dit le contraire? Le Hne je blâme en elle... c est... cest vous,

cVst votre partialité à son égard, cVst la chaleur avec laquelle vou> la défendez..., vous que j'ai tou-

iours vu le calme et la gravité môme., j ce que je dame surtout, c'est la libeite' que vous laissez a u^e jeune personne de son âge.

ELMVOOD.

Liberté qui ne doit vous blesser en rien; car nos usages l'autorisent.

SANDFORT.

C'est la coutume de Londres, je le sais ; et ce n'en est pas mieux pour cela... Chez nos voisins d'outremer, en France par exemple, ce n'est pas ainsi qu'on élève une demoiselle... : elle ne quitte pas sa mère; elle ne sort jamais,

AlR. : V amour qu Edmond a su me taire.

En France, avant au on la marie #

On la surveille avec- rigueur ;

\\ n'est rien qu'on ne sacrifie!

A la décence a la pudeur.

ELMVOOD.

Plus tard, peut-être, elle s'en dédommage , El si j'e crois quelques journaux français,

Des sacrifices du jeune âge.

L'hymen souvent p »ya les intérêts.

Fort bien... ; mais ici, comment justifïerez-vous les assiduités de lordFrédéric, ce jeune seigneur si connu par ses duels et ses galantes aventures , et oui , pour avoir été trois mois à Paris, se croit l'oracle du goût et de la mode*., ce brillant militaire , qui a fait toutes ses campagnes à Londres dans le boudoir de nos ladys, ou dans les foyers de l'Opéra... Eh bien ! c'est le chevalier, l'amant déclaré de miss Milner... ; tout le monde le sait; mais ce qu'on ne sait pas encore , et ce dont je ne puis douter, c'est la préférence qu'elle lui accorde.

JttMVOOD.

11 serait vrai ?

SANDFORT.

Hier encore, dons' Cet te brillante cavalcade qui ?e ffH*fU*f »tt pwtà Saint-James,., , (ju'ai-je aperçu?,. t,yrd

frrédérîc à côté de miss Milner; et celle-ci Pécoutalt a*ec tant d'attention , quelle en oubliait même le soin de son cheval, l'animal le plus vif, et le plus fougueux, qui soudain s'est emporte..,

ELMVOOD.

0 ciel !.. elle est blessée !

sandfort.

Eh! non... eh! non.., vous savez bien le contraire, puisque vous l'avez vue hier au soir, quand elle est , revenue de l'Opéra , où elle était allée avec la tante de Frédéric, qui probablement avait accompagné ces dames... Eh bien! eh bien! qu'ayez-vous donc?... à peine si vous êtes remis de votre frayeur.

Qui! moi!., si vraiment... : mais je pensais aux nou* Telles que vous venez de m'apprendre... vous savez que depuis long-tems je cherche à marier ma pupille, et voilà plus de vingt partis qu'e'-e a refusés. A coup sûr lord Frédéric n'aurait pas été l'époux que jaurais désiré pour elle ..; mais enfin, i! est drune grande famille, d'une illustre naissance., et puis, comme vous le dites , s'il est vrai qu'elle l'aime... il n'y a rien à répondre.

&ANDFORT.

Oui, morbleu. ., c'est un mariage qu'il faut faire le plus tôt possible.

AïB. : des Scythes»

Un étourdi qni prend une coquette*

C'est convenable, et la moralité

Doit elle-même en être satisfaite ;

Car si charun, d'un beau feu transporté* ^

Eût fut, hélas! un choix de som coté :

Cela nous eut fait deux mauvais ménages.

Mais par cet hymen fortuné t Ça n'en fait qu'un..., en fait de mariage» \

C est , vous vojez, cent pour cent de g. cné. Mii taisons-ftoti ,., il e svayit plos de parler ra>- «Oâi.v> vav veict mu* MiliKfv

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