SCÈNE XVI
Miss MILNEK, FRÉDÉRIC.
f.Idéric, à ta cantonade. Qu'un exécute mes ordres, «I que tout soit disposé... mais nous attendions, pour partir, le retour de lord Elmvood. (A min Milner.) Miss Milner, tous voilà... qu’il mo tardait de vous voir et do vous faire part de mon bonheur... Je quitte mon oncle, lord Clarendon... chez qui je me présentais en tremblant! Devinez qui je trouve avec lui ? Lord Elmvood, votre tuteur, qui venait do plaider pour moi et de gagner ma cause... Mou oncle mo pardonne, il consent à notre union ; et, do plus, à payer toutes mes dettes... C'est-à-dire que c'cil une ivresse générale parmi tous les fournisseurs et marchand* de Londres, qui mo eont dévoués... et ce soir, à l’occasion do notre mariage, je pensa qu’on illuminera dans la cité...
■tss hune». Do sorte que vous êtes revenu avec lord Elmvood... et qu’il est ici?
Frédéric. Non... Il est allé chez le ministre solliciter pour moi... Vous aviez raison... c’est le meilleur, c'ost le plus généreux des hommes... et jo crois que pour lui, maintenant, je ferai tout au monde.
MISS milner. Que dites-vous?
FRÉDÉRIC. Oui, tout... excepté de renoncer à vous... Mais ua projet auquel je m'oppose, c’est que lord Elmvood veut partir ce soir après nuire mariage.
miss milner. Oh ciel I
Frédéric. Il a donné devant moi des ordres pour quo sa voiture fût prête au sortir de l’église ; mais nous sommes là... vous me seconderez, et je compte sur vous pour le retenir... Tenez... tenez, le voici... Ah mon Dieu! commo il a l’air triste et défait. Est-co qu’il y aurait de mauvaises nouvelles...