SCÈNE XX
Les Mêmes, NARCISSE.
narcisse il etl un peu en détordre et parle à la cantonade. Vous m'avez triché !.. vous êtes un las de fripons... et s'il y en a un qui veut sortir avec moi. il n'a qu'à le dire...
Adolphe, le prenant par le bras. A nous deux maintenant !
narcisse. A nous deux maintenant... mon cher diplomate, j'en ai de belles à vous apprendre.. . ils m’ont triché... surtout votre baron... votre scélérat de baron.
Adolphe. Monsieur, avant tout , il faut m'expliquer.
narcisse. Vous allez voir... il me propre un écarté, jo ne m’en sondais pas... cVst égal, j’acccp'e par politesse!., pour lors, jo perds la première... la seconde, la troisième... c'était fini tout de suite... et j’entendais dire autour de moi... il est volé, il est encore volé... il est toujours volé... c'est-à-dire que je l’étais comme dans un bois !
blaveac. Permette/, monsieur; il paraîtrait que vous avez confondu.
nabcisse. Je n'ai rien confondu...
blaveac. Cependant... j’avais cru démêler...
narcisse. Vous iw cru démêler... lalascz-moi donc tranquille... est-ce que vous le soutenez aussi, ce baron peu délicat ?
blaveae. Vous ne ménagez guère un homme qui est sur le point de devenir votre oncle...
narcisse. Mon onrlel.. quelle folie !.. mon oncle, ce vieux Wormspire...
a no i.pn z . Il suffit, monsieur, ceci est sans doute encore une ruse dont je ne suis pas la dupe... et vous me rendrez raison de votre conduite.
narcisse. Quand je vous répète qu’il m’a triché, qu'il m'a subtilisé vos deux billets de cinq cents francs.
adolphe. Il do s'agit pas de cela... j’en avais fait le sacrifice...
narcisse. El mol je les regrette !.. non pas à cause de la valeur... je n'y tenais pas... puisqu’ils étaient à vous... C’est le procédé qui mo révolte... d’autant plus qu'en me dounant ma revanche, ce damné baron m’a encore gagné mille écus, que je tui dois... mais il peut être tranquille... un homme comme moi n'a que sa parole... aussi , je la lui ai donnée... t’est tout ce qu’il aura...
Adolphe. Finissons, monsieur... car, on vérité, je perds patience.
narcisse. C’est comme moi tout à l'heure... je l'ai perdue... je n’avois plus que ça à perdre...
et dans ma colère contre l'Allemand, je loi «I jeté votre forttfeuflle.
adoiphe. Mon portefeuille entre tes mains narcisse. Non!., entre les yeux et lo menton., juste au milieu du nez... il en a ütrrnué.
adolpue. Mais enfin, où est-il ?
narcisse. Est-ce que le sais... je crois qu'il l‘a naaaté!..
adolpue. Grand Dieu !
narcisse. Il l*jr avait pins rien dodans.
adolpue. Plût nu Ctrl!.. (A part.) Wti réponse de la baronne !.. 8i son mari 'irot à la tire... jr frirais d’y penser ... '.Haut.) MmMw, vous m'avez trahi... vous vous êtes moqué de moi... nais vous me le paierez cher.
narcisse. Mon cher diplomate, vous n'êles pas t*w joueur.
Camille. Allez, monsieur, c’est affreux.
BtAVEAC. C’est une action déloyale...
CAMILLE. Mais je vous le déchire... vos prétention» *»•( inutiles... j'aimerais mieux mourir que de me soumettre à celte alliance.
narcisse. Qu'cst-ce qu’elle me chante? comment ! vous aussi, mademoiselle, vous tombez sur moi... c'est à en devenir chauve, ma parole d*ho— auf...
ADOLPHE. Nous nous reverrons, monsieur. .
Venez, Camille!.» quoi qu’il m’en coûte, allons trouver la baronne... il faut que je lui parle... (A part.) C'est le seul moyen de conjurer l'orage...
■lave ac. Je vous accompagne...
adolphe. Dieu !... le luronl