SCÈNE XIX
CAMILLE, BLAVEAU, ADOLPHE.
blaveac. Ab ! mademoiselle , je vous trouve à propos... Madame la baronne vous chercha par- | tout.
Camille. Ma tante !
blaveau. El puisque j’ai l’avantage de vous rencontrer, permettez-moi de vous offrir mes fé- 1 licitations sur votre prochain mariage.
adolphe. Mademoiselle go marie ?
blaveac. Je viens de l'apprendre à l’instant.
CAMILLE. Je ne Mis ce que ecla signifie.
blaveac. Oh ! le mystère est inutile... tout le monde en parle au selon... On désigne mémo votre futur époux... le fils d’un banquier d'Am- , sterdam. Je l'ai vu danser ici, avec vous, et, dans ce moment, il fait la partie de M. le baron.
Camille. Lui ! ce jeune homme !.. il est procureur du roi.
blaveac. Du tout... n’en croyez rien.
adolphe. Vous m'avez dit que c’était un aounpréfet.
blaveac. Il lui ressemble beaucoup; mais cc n'est pas lui. C’est bien un banquier hollandais, le fils Van-Truck... je connais cette famille comme la mienne.
Adolphe. El vous dites qu’il demande la main de mademoiselle !
blaveac. Mieux que cela !.. il parait que c’est
une affaire arrangée... madame la baronne eBoméav- en est convenue avec moi.
Camille. Grand Dieu ! comme il nous a trompés !
adolphe. Ah ! l'infâme 1 lui qui me montrait tant d'amitié 1
blaveac. En vérité!.. Vous êtes donc son rival... Ah! que je suis désolé !
Adolphe. Il n’y a pas de mal... je vais le trouver... et nous verrons !...
Aie : h pour imprudent I
Je comptais sur son obligeance.
Car il m’avait offert de me servir.
H a surpris ma confiance ,
C'était , hélas ! pour la trahir.
C"i n'était que pour la trahir.
IhrntAl je lui ferai connaître Qu’entre ennemis il faut être loyal :
On peut excuser un rival...
On doit toujours punir un traître !
camille. Adolphe !.. je vous en prie, de la modération.
adolphe. Non... je n'ocoule rien...
blaveac. Eh ! tenez... le voici...