‹ Singularités historiques; contenant ce que l'historie de Paris et de ses environs offre de plus piquant et de plus extraordinaireChapitre 117 sur 219 · CHAPITRE LIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIX

de vin, il gagerait de lever la jupe et fouetter la première qui sortirait du jardin. La gageure fut acceptée sur-le-champ; chacun attendait avec impatience le plaisir d’un pareil spectacle. Bientôt ils aperçurent deux dames s’avancer. Le laquais voit que l'instant est arrivé de remplir sa promesse, saisit une de ces femmes, sans la connaître, la trousse, la fouette, et les ris de ses camarades éclatent; mais ces dames, outrées d’une telle brutalité, crient au secours, et arrêtent elles-mêmes le laquais. Plusieurs personnes accourent et reconnaissent dans ces dames insultées, mademoiselle d’ Armagnac, et la marquise de Fillequier. Le drôle fut mené en prison; plusieurs juges opinèrent pour le faire pendre ; cependant il fut condamné au carcan et aux galères où il apprit ce qu'il en coûtait pour trousser publiquement des princesses et des marquises.

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