ASTROLOGUES, FIGURES MAGIQUES EN CIRE, MARTINISTES
L'erreur a commencé avec les hommes; elle a surtout dominé: avec éclat dans les climats chauds et fertiles , où l'imagination plus exaltée, plus féconde, a produit ces fictions flatteuses ou terribles, qui ont séduit ou épouvanté
les peuples. L'art surnaturel de commander aux élémens, de.maïîtriser la nature, de prévoir l'avenir, etc., a, dans tous les temps, dans tous les pays et dans toutes les religions, exercé l'esprit des hommes. Les Égyptiens, les Grecs, les Romains, avaient leurs astrologues et leurs magiciens. Les siècles, les gouvernemens et les religions se sont renouvelés ; mais les peuples sont restés crédules et superstitieux. Les noms et les attributs ont changé, mais l'erreur est restée la même.
Dès les commencemens du. christianisme ,
les illusions de l’art magique infectèrent cette religion. Plusieurs conciles condamnent les sorciers, les pratiques extravagantes ou impies qu'ils exerçaient, et la confiance qu'on leur accordait.
Pharamond passait pour fils d’un incube'; Bazine, mère de Clovis I“, pour une sorciere. Frédegonde accusa Clovis, fils de son mari Chil-
‘ On s’imaginait, dans des temps d’ignorance, que les incubes étaient des démons ou esprits malfaisans qui se jetaient sur les hommes, ou plutôt sur les femmes pendant leur sommeil, et qu'ils s’efforçaient de les étouffer. Les suffoquemens qu’on leur attribuait n'étaient autre chose que l'effet d’un accident assez ordinaire qu’on ap-
pelle cauchemar.