CHAPITRE LXXL
diable, on dit esprit, agens purs et intérmédiaires, essence amalgamée, où puissances secondaires, etc. Ces sectateurs ont le même but que les magiciens, celui dese rendre parfaitement heureux, en maîtrisant le destin, etc.; mais les moyens qu'ils emploient, et l'esprit de leur dogme, sont tout opposés. Les magiciens ne tendaient qu’à faire le mal, qu'à détruire; les martinistes, qu’à se rapprocher de la perfection . parla pureté des mœurs. À une vieille etodieuse chimère, a succédé une chimère respectable ‘.
Un mort lui avait dit où devait se trouver une quittance acquittée dont la comtesse de Marteville, veuve du mort, avait besoin. La quittance fut trouvée dans l’endroit indiqué par Swedenborg. La reine de Suède, pour l’éprouver, l'avait chargé de demander au prince Guillaume, son frère , mort depuis quelque temps , un secret qui n’était connu que d'elle eë de ce princ:. Swedenborg lui demanda du temps pour chercher le prince, et au terme fixé, il vint rendre compte de sa conversation avec l’âme du mort qui lui avait révélé le secret. On assure que lorsqu'on parlait à la reine de cette aventure, elle refusait de répondre, maïs ajoutait que le fait de la comtesse de Marteville était vrai. Plusieurs Suédois ont cru à la vérité de ves faits, d’autres les ont traités de contes
d'enfant.
% Les livres intitulés (a Kérité, en deux volumes, /e
Aux hommes oisifs et d’une imagination ardenteset avide, il faut des rêves brillans, de merveilleux mensonges ; la raison est trop froide , ses bornes sont trop circonscrites pour eux ; ils aiment à être séduits, et non pas convaincus.