‹ Singularités historiques; contenant ce que l'historie de Paris et de ses environs offre de plus piquant et de plus extraordinaireChapitre 178 sur 219 · CHAPITRE LXXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXX

est, in memoriam ejus diei, in quo sæculi felicitas inter vota et metus urbis, liberatorem Regni, fundatoremque publicæ quietis à temeratoris infando incæpto, Regni autem hujus opes attritas ab extremo interitu vindicavit. Pulso præterea totà Galli& hominum genere novæ ac maleficæ superstitionis, qui Remp. turbabant, quorum instinctu

ptacularis adolescens dirum facinus instituerat.

TRADUCTION

A Diewtrès-bon, tres-puissant.

« Lorsque Henri très-chrétien, roi de France et de Navarre, né pour le bonheur de ses sujets, eut, entre plusieurs autres victoires, triomphé de la tyrannie espagnole et de la ligue; lorsqu'il eut rétabli la splendeur de l'État, qu'il se fut rendu maître de Paris et de plusieurs autres villes du royaume, et qu'enfin , par ses succès éclatans , il eut provoqué la fureur des ennemis domestiques de la France; Jean Chätel, fils de Pierre, suborné par ces mêmes ennemis, ayant osé, d’un coup de couteau, attenter à la personne sacrée du roi, avec plus de témérité que de succes; le parlement, pour punir ce crime de lèze- majesté, fit abattre et raser la maison de Pierre Chastel, dans laquelle son fils lui avait communiqué ses affreux pro-

jets, et élever à la place ce monument, en mémoire du jour fortuné qui parmi les craintes

et les espérances des citoyens, a sauvé la vie de notre roi, ce libérateur de l'Etat, ce fondateur

de la tranquillité publique, qui préserva les finances de leur ruine prochaine, et surtout qui chassa de toute la France, cette race entichée de principes superstitieux et nouveaux qui troublait l'État, et à l’instigation de laquelle ce jeune homme, victime de leur morale pernicieuse, avait entrepris cet abominable parricide. »

Si B oil

Extinctori pestiferæ factionis Hispanicæ incolumitate ejus et vindictà parricidi lœæti majestatique ejus devotiss.

Duplex potestas ista fatorum fuit ,

Gallis saluti quod foret, Gallis dare ; Servare Gallis, quod dedissent opiimum.

TRADUCTION

Le parlement et le peuple de Parts.

« À celui qui a préservé la patrie de la faction pernicieuse des Espagnols, les sujets trèssoumis du roi, joyeux de voir Sa Majesté hors de danger, et son assassin puni.

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