‹ Singularités historiques; contenant ce que l'historie de Paris et de ses environs offre de plus piquant et de plus extraordinaireChapitre 199 sur 219 · CHAPITRE LXXXIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXIY

de habit, il n'y avait presque plus de religion. Ce qui fit résoudre le compagnon de saint Odon d'aller en [talie pour y chercher ce qu’il ne pouvait trouver en France.’

Dans le siècle suivant, saint Bernard se récriait contre la richesse des églises des moines. « O vanité ! Ô folie! disait-il, l’église est bril- » lante dans les édifices, et désolée dans les » pauvres. Elle couvre d’or les pierres du tem- » ple, et laisse ses enfans nus. Les curieux trou- » vent de quoi repaîtreleurs yeux, etles miséra- »bles ne trouvent pas de quoi rassasier leur » faim. »

Le même saint fait un portrait bien plus vigoureux des évêques de son temps. « S'agit-il » d’amasser du bien, d’accumuler des richesses? » ils se conduisent en laïcs. Faut-il recevoir des » dixmes et les revenus de l’église? alors , ils » sont ecclésiastiques. Dans leurs équipages, ils » sont des militaires; pour le luxe de leurs ha- » bits, ils sont femmes. Cependant, ils ne tra- » vaillent point comme les laïcs, ils ne prèchent » point comme le doivent faire les ecclésiasti-

‘ Nouvelles fleurs des Vies des Saints, par le Père Ribadneyra, et augmentées par le Père Simon Martin,

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