‹ Singularités historiques; contenant ce que l'historie de Paris et de ses environs offre de plus piquant et de plus extraordinaireChapitre 200 sur 219 · tome IT, page · texte numérisé non relu

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» ques , ils ne combattent pas comme les mili- » taires, ils n’enfantent pas comme les femmes, » parce qu'ils ne sont d’aucun ordre; mais s'ils » ne sont d'aucun ordre, où iront-ils ? ils iront » Où il n’y à aucun ordre. »

Dés les commencemens du treizième siècle, les moines mendians de Saint-Dominique et

de Saint-François parurent et inondèrent toute l’Europe. Leur première ferveur excita , pendant quelque temps, celle des anciens monastères ; mais ces beaux commencemens ne furent pas de longue durée. Saint Bonaventure, un des plus zélés franciscains, reprocha bientôt aux cordeliers leur avarice, leur oisiveté et leur relâchement. L'université de Paris les avait charitablement accueillis et instruits. À peine furent-ils un peu puissans, qu'ils déchirèrent leur bienfaitrice en faisant servir l’autorité du pape à leur propre animosité. Leur injustice étant enfin reconnue, et ne pouvant nuire davantage à l’université de Paris, ces enfans de saint François, divisés en deux sectes, se querellèrent, se battirent, se persécutèrent, parce que la plupart ne voulaient pas croire que les alimens qu'ils mangeaient étaient à eux, et parce qu'ils refusaient de tailler leurs capuchons en forme ronde plutôt que pointue. Ils

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